{"id":604,"date":"2026-08-12T08:56:32","date_gmt":"2026-08-12T06:56:32","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=604"},"modified":"2026-08-12T08:56:32","modified_gmt":"2026-08-12T06:56:32","slug":"la-recherche-de-labsolu","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=la-recherche-de-labsolu","title":{"rendered":"la Recherche de l&#8217;absolu"},"content":{"rendered":"<p>Recherche de l\u2019absolu (la)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>RECHERCHE DE L\u2019ABSOLU (la). Roman d\u2019Honor\u00e9 de Balzac (1799-1850), publi\u00e9 \u00e0 Paris dans les \u00c9tudes de m\u0153urs au\u00a0XIXe si\u00e8cle, tome\u00a0III des \u00abSc\u00e8nes de la vie priv\u00e9e\u00bb, chez Mme\u00a0Charles B\u00e9chet en 1834, puis sous le titre Balthazar Cla\u00ebs ou la Recherche de l\u2019absolu chez Charpentier en\u00a01839, avant de figurer au tome\u00a0XIV de la Com\u00e9die humaine, premi\u00e8re des \u00c9tudes philosophiques (Paris, Furne, Dubochet et Hetzel,\u00a01845).<\/p>\n<p>Ce titre \u00e9minemment balzacien pourrait coiffer toute une section de la Com\u00e9die humaine. Comme dans Louis Lambert, le h\u00e9ros br\u00fble sa vie dans une qu\u00eate d\u00e9termin\u00e9e par une conviction, l\u2019unit\u00e9 de l\u2019univers, de la mati\u00e8re et de l\u2019\u00e9nergie. Au c\u0153ur des pr\u00e9occupations balzaciennes, ce roman s\u2019organise en tableaux d\u00e9roulant la logique d\u2019une histoire familiale, perturb\u00e9e et d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e par le comportement de Balthazar. Menac\u00e9e de d\u00e9cadence, elle retrouve son assise. Le drame n\u2019aura \u00e9t\u00e9 qu\u2019un \u00e9pisode.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>La Recherche de l\u2019absolu. \u00c0 Douai, en Flandre, Balthazar Cla\u00ebs, h\u00e9ritier d\u2019une fortune accumul\u00e9e au fil des g\u00e9n\u00e9rations, a v\u00e9cu entour\u00e9 de sa famille jusqu\u2019en\u00a01809, une vie tranquille et heureuse. Un soir, M.\u00a0de Wierzchownia, officier polonais de passage, r\u00e9introduit dans cette vie sans histoire la passion de la chimie, que Balthazar avait \u00e9tudi\u00e9e avec Lavoisier. Enti\u00e8rement consacr\u00e9 depuis cette irruption \u00e0 la recherche de l\u2019\u00ababsolu\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire la substance commune \u00e0 toute les cr\u00e9ations, Balthazar par cette monomanie cause le malheur des siens. Jos\u00e9phine, sa femme, meurt de chagrin. Marguerite, la fille a\u00een\u00e9e, affronte dramatiquement son p\u00e8re, et r\u00e9tablit la fortune familiale, que la qu\u00eate obsessionnelle de l\u2019absolu d\u00e9truit de nouveau. Cla\u00ebs meurt d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. Marguerite rend \u00e0 la maison sa \u00absplendeur moderne\u00bb et la famille continue&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Sc\u00e8ne de la vie priv\u00e9e, ce roman met en sc\u00e8ne un passionn\u00e9 comme Grandet ou Gobseck, une \u00e9pouse effac\u00e9e, pieuse et d\u00e9vou\u00e9e, une fille qui reste longtemps c\u00e9libataire pour sauver le patrimoine familial. \u00c9tude philosophique, la Recherche de l\u2019absolu conf\u00e8re au savant Cla\u00ebs une dimension sinon fantastique, du moins exceptionnelle, analogue \u00e0 celle des autres chercheurs d\u2019absolu de la Com\u00e9die humaine comme Frenhofer ou Gambara (voir ci-apr\u00e8s). Figure prom\u00e9th\u00e9enne (le symbolisme du feu parcourt le texte), Balthazar tombe dans la folie de la monomanie, terrible tentation du g\u00e9nie, cons\u00e9quence de l\u2019orgueil. Le savant aveugl\u00e9 par la passion: le th\u00e8me philosophique rejaillit sur la vie priv\u00e9e.<\/p>\n<p>Absent au monde, Cla\u00ebs opprime son entourage, provoquant les plus grands malheurs domestiques. Abandonn\u00e9e, mal aim\u00e9e apr\u00e8s quinze ans de bonheur, Jos\u00e9phine succombe dans l\u2019in\u00e9gal combat qui l\u2019oppose \u00e0 cette tyrannique ma\u00eetresse, la science. Il ne lui reste qu\u2019\u00e0 conna\u00eetre une fin sublime. Si le chimiste s\u2019en soucie peu, l\u2019argent joue un grand r\u00f4le et mobilise la tr\u00e8s flamande Marguerite. La maison, le cadre douaisien suscitent des \u00e9clairages dont l\u2019esth\u00e9tisme semble provenir des ma\u00eetres flamands. Ces valeurs l\u2019emportent finalement sur le d\u00e9sordre et la folle spirale d\u2019une qu\u00eate passionn\u00e9e.<\/p>\n<p>Outre Louis Lambert et S\u00e9raph\u00eeta, cette qu\u00eate mystique, plusieurs r\u00e9cits de la Com\u00e9die humaine traitent une th\u00e9matique proche, constituant une v\u00e9ritable ligne de force de l\u2019imaginaire balzacien. Fascin\u00e9 par le pouvoir destructeur de la pens\u00e9e (voir la Peau de chagrin), Balzac l\u2019applique plus particuli\u00e8rement au domaine de l\u2019art. Si la conception du chef-d\u2019\u0153uvre exprime le g\u00e9nie, son terrible enfantement le trahit. Seule la cr\u00e9ation r\u00e9alis\u00e9e d\u00e8s le jaillissement de l\u2019id\u00e9e parvient, elle, \u00e0 transcrire fid\u00e8lement la pens\u00e9e. Plaidoyers pour l\u2019artiste, volontairement didactiques, ces r\u00e9cits mettent en sc\u00e8ne un drame, douloureusement v\u00e9cu par le romancier lui-m\u00eame: cr\u00e9er tue.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pr\u00e9sentation<\/p>\n<p>Il en est ainsi du Chef-d\u2019\u0153uvre inconnu (d\u2019abord Conte fantastique), publi\u00e9 dans l\u2019Artiste de juillet \u00e0 ao\u00fbt 1831, et en volume dans les Romans et Contes philosophiques chez Gosselin en\u00a01831, et remani\u00e9 pour les \u00c9tudes philosophiques chez Delloy et Lecou en\u00a01837, avant de figurer au tome\u00a0XVI de la Com\u00e9die humaine (Furne, Dubochet et Hetzel,\u00a01846).<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Le Chef-d\u2019\u0153uvre inconnu. Le peintre Frenhofer travaille depuis des ann\u00e9es \u00e0 une toile repr\u00e9sentant une courtisane, la Belle Noiseuse. En\u00a01612, il finit par la montrer \u00e0 Porbus et Poussin, pour qui il doit faire le portrait de Gillette, sa ma\u00eetresse. Atterr\u00e9s, ceux-ci n\u2019y voient que des couleurs confus\u00e9ment amass\u00e9es, \u00e0 l\u2019exception d\u2019un pied merveilleusement vivant. Les accusant d\u2019\u00eatre des jaloux, Frenhofer, rest\u00e9 seul, meurt apr\u00e8s avoir mis le feu \u00e0 ses tableaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Cat\u00e9chisme esth\u00e9tique, le r\u00e9cit, s\u2019il garde des traits du conte \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019Hoffmann, n\u2019exploite gu\u00e8re la veine fantastique: loin d\u2019appartenir au monde surnaturel, Frenhofer n\u2019est qu\u2019un incompris. \u00c9voquant par ailleurs \u00e0 propos de Poussin la m\u00e9tamorphose, mortelle pour l\u2019amour, de sa ma\u00eetresse en mod\u00e8le, le texte, par un anachronisme volontaire, interroge l\u2019opposition entre la conception acad\u00e9mique privil\u00e9giant le dessin et l\u2019\u00e9lan romantique pr\u00e9occup\u00e9 de mouvement et de relief. Balzac int\u00e8gre ces d\u00e9bats contemporains \u00e0 son syst\u00e8me m\u00e9taphysique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pr\u00e9sentation<\/p>\n<p>Gambara, publi\u00e9 dans la Revue et Gazette musicale de Paris de juillet \u00e0 ao\u00fbt 1837, et en volume chez Hippolyte Souverain en\u00a01839, puis dans les \u00c9tudes philosophiques chez Delloy et Lecou en\u00a01840, avant de figurer au tome\u00a0XV de la Com\u00e9die humaine (Furne, Dubochet et Hetzel,\u00a01846), avec pour toile de fond les querelles musicales du temps, reprend le personnage de l\u2019artiste g\u00e9nial aboutissant \u00e0 l\u2019\u00e9chec lorsqu\u2019il s\u2019agit de son \u0153uvre la plus m\u00e9dit\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Gambara. Musicien, inventeur du panharmonicon, Paolo Gambara a connu l\u2019\u00e9chec avec un op\u00e9ra, alors qu\u2019il est capable de sublimes improvisations. \u00c9chou\u00e9 \u00e0 Paris, il v\u00e9g\u00e8te. Marianna, sa femme, qui l\u2019avait quitt\u00e9 pour un prince italien, lui revient. Ils se produisent comme chanteurs des rues, quand le prince et la princesse de Var\u00e8se (voir ci-apr\u00e8s) les sortent de la mis\u00e8re.<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Proche des personnages des Contes d\u2019Hoffmann, victime d\u2019une id\u00e9e et d\u2019un id\u00e9al, Gambara, contrairement \u00e0 Frenhofer vivant \u00e0 l\u2019aise en des temps plus favorables \u00e0 l\u2019art, vivote dans le Paris des ann\u00e9es\u00a01830. Artiste humili\u00e9, il imposait, dans une premi\u00e8re version, la chastet\u00e9 \u00e0 sa femme, tent\u00e9e par le d\u00e9sir. Balzac la fait c\u00e9der, dans la seconde mouture, pour mieux lui faire accepter le retour \u00e0 l\u2019id\u00e9al. D\u2019o\u00f9 l\u2019importance symbolique de la rencontre entre ce couple, retrouv\u00e9 dans une communion artistique, avec celui des Var\u00e8se qui a tu\u00e9 l\u2019id\u00e9al.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pr\u00e9sentation<\/p>\n<p>Formant trilogie avec ces textes, et directement li\u00e9 \u00e0 Gambara, Massimilla Doni, publi\u00e9 \u00e0 Paris chez Hippolyte Souverain en\u00a01839, et en fragments dans la France musicale, puis dans les \u00c9tudes philosophiques chez Delloy et Lecou en\u00a01840, avant de figurer au tome\u00a0XV de la Com\u00e9die humaine (Furne, Dubochet et Hetzel,\u00a01846), aborde, apr\u00e8s la peinture et la composition musicale, l\u2019ex\u00e9cution musicale.<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Massimilla Doni. \u00c0 Venise, la noble et belle Florentine Massimilla Doni, mari\u00e9e au vieux duc de Cataneo, s\u2019\u00e9prend platoniquement d\u2019Emilio Memmi. Celui-ci, trop timide avec Massimilla, d\u00e9couvre l\u2019amour physique en succombant \u00e0 la prot\u00e9g\u00e9e du duc, la prima donna assoluta Clara Tinti, dont le t\u00e9nor Genov\u00e8se est amoureux fou, au point de rater son duo du Mos\u00e9 in Egitto de Rossini, significatif fiasco (il se rattrapera dans S\u00e9miramide apr\u00e8s avoir \u00abeu\u00bb la cantatrice). Se reprochant son infid\u00e9lit\u00e9, Emilio veut se tuer, mais Massimilla l\u2019en dissuade et se donne \u00e0 lui. Enceinte de ses \u0153uvres, elle \u00e9pousera Emilio devenu prince de Var\u00e8se, titre h\u00e9rit\u00e9 de Facino Cane (voir ci-apr\u00e8s). De passage \u00e0 Paris, ils secourent les Gambara. On retrouve la Tinti dans Albert Savarus.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>C\u00e9l\u00e9bration de l\u2019Italie et de la musique, \u00e0 laquelle sont consacr\u00e9s de nombreux d\u00e9veloppements, dont l\u2019analyse du Mos\u00e9 de Rossini, qui fait pendant \u00e0 celle du Robert-le-Diable de Meyerbeer dans Gambara, cette nouvelle reprend le th\u00e8me des deux amours trait\u00e9 dans Louis Lambert, le Lys dans la vall\u00e9e et S\u00e9raph\u00eeta ainsi que dans Gambara. Tr\u00e8s subtilement, Balzac montre comment l\u2019artiste, qui, par ses \u0153uvres, procure des jouissances \u00e0 autrui, doit accepter de se faire l\u2019instrument du plaisir de l\u2019autre dans ce rapport esth\u00e9tique, comme dans le commerce amoureux, sans s\u2019y engager totalement. \u00c0 l\u2019impuissance de Genov\u00e8se, preuve de l\u2019\u00e9nergie de la pens\u00e9e, r\u00e9pond peut-\u00eatre la force des sens chez Emilio et Massimilla, retournement de la th\u00e8se balzacienne sur le suicide par l\u2019art.<\/p>\n<p>Un autre th\u00e8me unit donc ces trois r\u00e9cits: le rapport entre l\u2019art et l\u2019amour, \u00e9galement au c\u0153ur de Sarrasine. Gillette, sa ma\u00eetresse, quitte Poussin dans le Chef-d\u2019\u0153uvre inconnu. Marianna finit par se sacrifier \u00e0 Gambara. Genov\u00e8se \u00e9choue pour s\u2019\u00eatre abandonn\u00e9 au d\u00e9sir. Si la biographie de Balzac se situe en arri\u00e8re-plan, cette angoissante question soumet l\u2019artiste \u00e0 un terrible dilemme. Condamn\u00e9 \u00e0 cultiver sa diff\u00e9rence, ayant acc\u00e8s au monde id\u00e9al, il s\u2019av\u00e8re incapable de tout sacrifier \u00e0 l\u2019amour. S\u2019il c\u00e8de aux pulsions du d\u00e9sir, il g\u00e2che son \u00e9nergie cr\u00e9atrice. Il n\u2019est d\u2019autre solution que la soumission totale de la femme, se sacrifiant sur l\u2019autel de l\u2019art, ou le renoncement total \u00e0 la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat manifest\u00e9 par Balzac pour la rentabilit\u00e9 romanesque du personnage de l\u2019artiste et de sa probl\u00e9matique philosophique se traduit \u00e9galement, outre Sarrasine, dans deux autres nouvelles.<\/p>\n<p>Pr\u00e9sentation<\/p>\n<p>Facino Cane, publi\u00e9 dans la Chronique de Paris en mars 1836, et en volume dans les \u00c9tudes philosophiques chez Delloy et Lecou en\u00a01837, puis sous le titre le P\u00e8re Canet dans les Myst\u00e8res de province, collectif publi\u00e9 chez Hippolyte Souverain en\u00a01843, avant de figurer dans les \u00abSc\u00e8nes de la vie parisienne\u00bb au tome\u00a0X de la Com\u00e9die humaine (Furne, Dubochet et Hetzel,\u00a01844), s\u2019inscrit dans la conception balzacienne de l\u2019\u00e9nergie, ici concentr\u00e9e dans les fluides nerveux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Facino Cane. Un narrateur fort proche de Balzac lui-m\u00eame rencontre un musicien aveugle qui s\u2019av\u00e8re \u00eatre le prince italien Marco-Facino Cane. Dou\u00e9 de seconde vue, ce dernier \u00absent\u00bb l\u2019or et, emprisonn\u00e9 \u00e0 Venise, a ainsi trouv\u00e9 un tr\u00e9sor dont, frapp\u00e9 de c\u00e9cit\u00e9 apr\u00e8s son \u00e9vasion, il s\u2019est fait d\u00e9poss\u00e9der \u00e0 Londres par sa ma\u00eetresse. Mis\u00e9rablement \u00e9chou\u00e9 aux Quinze-Vingts \u00e0 Paris, il gagne quelque argent en jouant dans les bals populaires, et propose au narrateur de partir pour d\u00e9nicher l\u2019or v\u00e9nitien. Il meurt peu apr\u00e8s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Proche de ma\u00eetre Corn\u00e9lius (voir Gobseck), Facino Cane, musicien italien comme Gambara, trahi par une femme comme le colonel Chabert (voir le Colonel Chabert), fou d\u2019or comme Grandet, est bien tu\u00e9, comme Louis Lambert, par une id\u00e9e qui lui fait recourir de fa\u00e7on excessive \u00e0 sa force. Ruin\u00e9 par son d\u00e9sir immod\u00e9r\u00e9 de l\u2019or, Facino Cane est aussi symboliquement frapp\u00e9 par la privation de la vue.<\/p>\n<p>Pr\u00e9sentation<\/p>\n<p>Pierre Grassou, publi\u00e9 dans Babel, recueil de la Soci\u00e9t\u00e9 des Gens de Lettres, en\u00a01840, puis chez Hippolyte Souverain avec Pierrette, avant de figurer dans les \u00abSc\u00e8nes de la vie parisienne\u00bb au tome\u00a0XI de la Com\u00e9die humaine (Furne, Dubochet et Hetzel,\u00a01844), parfois reclass\u00e9 dans les \u00abSc\u00e8nes de la vie priv\u00e9e\u00bb, peut appara\u00eetre comme une com\u00e9die faisant pendant au drame du Chef-d\u2019\u0153uvre inconnu.<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Pierre Grassou. Fils de paysan, Pierre Grassou \u00e9tudie la peinture \u00e0 Paris. \u00c9lie Magus, vieux brocanteur, lui ach\u00e8te ses toiles conventionnelles pour les revendre patin\u00e9es et encadr\u00e9es. Ayant obtenu la client\u00e8le de la famille royale et le march\u00e9 propos\u00e9 par le marchand Vervelle, dont il doit \u00e9pouser la fille, de faire le portrait de sa famille, il aper\u00e7oit chez son futur beau-p\u00e8re des tableaux sign\u00e9s des noms les plus prestigieux: ce sont ses propres \u0153uvres. Au lieu du drame attendu, le d\u00e9nouement montre le peintre, estim\u00e9 de ses confr\u00e8res, menant une vie honn\u00eate et heureuse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Petite r\u00e9ussite, contrastant avec l\u2019\u00e9chec d\u2019un autre Breton, Z.\u00a0Marcas (voir Albert Savarus), le destin de Grassou illustre le trajet du peintre des bourgeois. D\u00e9nonciation de la m\u00e9diocrit\u00e9, le r\u00e9cit fait s\u2019accorder r\u00e9compense d\u2019un pi\u00e8tre talent et modeste quantit\u00e9 d\u2019\u00e9nergie.<br \/>\nAutre connexion avec l\u2019ensemble de la Com\u00e9die humaine, le peintre Joseph Bridau (voir Une fille d\u2019\u00c8ve et la Muse du d\u00e9partement), antith\u00e8se de l\u2019ex\u00e9crable artiste, figure dans cette nouvelle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>G.\u00a0GENGEMBRE<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-604","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/604","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=604"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}