{"id":591,"date":"2026-08-10T13:26:45","date_gmt":"2026-08-10T11:26:45","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=591"},"modified":"2026-08-10T13:40:19","modified_gmt":"2026-08-10T11:40:19","slug":"chouans-les","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=chouans-les","title":{"rendered":"Chouans (les)"},"content":{"rendered":"<p>Chouans (les)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>CHOUANS (les) ou la Bretagne en 1799. Roman d\u2019Honor\u00e9 de Balzac (1799-1850), publi\u00e9 sous le titre le Dernier Chouan ou la Bretagne en\u00a01800 \u00e0 Paris chez Urbain Canel en 1829, puis profond\u00e9ment remani\u00e9 et sous son titre d\u00e9finitif chez Vimont en\u00a01834, et enfin au tome\u00a0XIII de la Com\u00e9die humaine (Furne, Dubochet et Hetzel,\u00a01845).<\/p>\n<p>Premier roman sign\u00e9 \u00abHonor\u00e9 Balzac\u00bb, les Chouans, qui figureront dans la Com\u00e9die humaine comme seule \u00abSc\u00e8ne de la vie militaire\u00bb avec Une passion dans le d\u00e9sert, valent d\u2019abord comme roman historique \u00e0 la mani\u00e8re de Walter Scott et de Fenimore Cooper. Ils mettent ainsi en sc\u00e8ne une Bretagne mis\u00e9rable et violemment passionn\u00e9e, ressuscitant \u00abl\u2019esprit d\u2019une \u00e9poque\u00bb.<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Les Chouans. En l\u2019an\u00a0VIII, les r\u00e9publicains command\u00e9s par le futur mar\u00e9chal Hulot (voir la Cousine Bette), assist\u00e9 du policier Corentin, probable fils naturel de Fouch\u00e9, doivent capturer le marquis de Montauran, surnomm\u00e9 le Gars, chez des insurg\u00e9s bretons. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9 par les Chouans (\u00abl\u2019Embuscade\u00bb), Hulot, dans un h\u00f4tel d\u2019Alen\u00e7on, se trouve assis \u00e0 la m\u00eame table que le Gars d\u00e9guis\u00e9 et la jeune Marie de Verneuil. Celle-ci, moyennant finances, a accept\u00e9 de Corentin la mission de s\u00e9duire le Gars pour l\u2019attirer dans un pi\u00e8ge. Mais elle en tombe amoureuse et le sauve de Hulot. Elle provoque la jalousie de la comtesse du Gua, organisatrice des embuscades, et qui, elle-m\u00eame \u00e9prise du Gars, fait tomber Mlle\u00a0de Verneuil dans un guet-apens puis essaie de la faire assassiner par le redoutable Marche-\u00e0-Terre. Le Gars chasse l\u2019espionne, laquelle jure \u00e0 Hulot de se venger (\u00abUne id\u00e9e de Fouch\u00e9\u00bb). Elle se r\u00e9habilite cependant aupr\u00e8s du Gars, l\u2019engage \u00e0 cesser le combat et doit l\u2019\u00e9pouser \u00e0 Foug\u00e8res. Corentin fabrique une fausse lettre o\u00f9 le Gars annonce \u00e0 Mme\u00a0du Gua qu\u2019il reprendra les armes sit\u00f4t pass\u00e9e la nuit nuptiale avec Mlle\u00a0de Verneuil. Celle-ci r\u00e9v\u00e8le alors l\u2019heure du rendez-vous au policier, et, s\u2019apercevant trop tard du pi\u00e8ge, tombe avec le Gars sous les balles (\u00abUn jour sans lendemain\u00bb).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Deux chefs, le Gars et Hulot, deux causes, le mythe de la R\u00e9volution revivifi\u00e9 par Bonaparte, le Roi et la Foi, une guerre inexpiable d\u2019o\u00f9 surgissent des figures terrifiantes comme Marche-\u00e0-Terre, sorte de g\u00e9nie de la Bretagne, un pays sauvage et fanatique: l\u2019Histoire d\u00e9vore ses protagonistes tout en accouchant de son sens.<br \/>\nAu roman historique se m\u00eale le roman d\u2019amour. La femme se r\u00e9v\u00e8le ici agent du destin. Une aventuri\u00e8re devenant amoureuse de l\u2019homme qu\u2019elle doit perdre, une noble d\u00e9termin\u00e9e: ces deux figures du courage impriment leur marque d\u00e9cisive \u00e0 l\u2019intrigue. Mais si l\u2019amour donne au roman son rythme et sa dynamique, gr\u00e2ce notamment aux rencontres de Marie et de Montauran, il est pris dans le mouvement le plus profond de la fiction, celui qui lui conf\u00e8re son unit\u00e9: celui de la trahison.<\/p>\n<p>En effet, \u00e0 l\u2019exception de Hulot et de ses officiers, tous se dissimulent, se cachent, se masquent, et en premier lieu le couple Marie-Montauran. Marie trahit l\u2019Histoire pour l\u2019amour, puis l\u2019amour pour son orgueil qu\u2019elle doit venger. Elle ne peut trouver sa v\u00e9rit\u00e9, celle de la soumission \u00e0 l\u2019homme qu\u2019elle aime, que dans la mort. Montauran, lui, \u00e9volue des pr\u00e9jug\u00e9s \u00e0 l\u2019amour vrai en passant par le d\u00e9sir. Sa mort r\u00e9sout l\u2019insoluble conflit entre son engagement politique et son amour, m\u00eame si, dans la version de\u00a01845, il se convertit in fine \u00e0 la Nation. Quant \u00e0 la comtesse du Gua, elle trahit l\u2019id\u00e9al de Montauran en encourageant les pillages et s\u2019appuie sur le cruel Marche-\u00e0-Terre.<\/p>\n<p>Si Hulot d\u00e9tient la v\u00e9rit\u00e9 dans le roman, il voit son id\u00e9al corrompu par les agissements du noir Corentin. Pourrissement qui redouble le tragique de l\u2019Histoire mais la tire vers la modernit\u00e9 que la Com\u00e9die humaine prendra en charge. Ombre de Fouch\u00e9, le tireur de ficelles, Corentin assure le passage de la grandeur \u00e9pique au sombre univers romanesque du vaste cycle \u00e0 venir. D\u00e9j\u00e0 l\u2019\u00e9tude de la nature du pays breton, de son \u00abincurie industrielle\u00bb, privil\u00e9giait le pr\u00e9sent postr\u00e9volutionnaire au d\u00e9triment d\u2019un pass\u00e9 ali\u00e9nant. Malgr\u00e9 ses erreurs et ses exactions, la R\u00e9volution apporte la lumi\u00e8re et l\u2019unification du pays. Dans cette fiction soumise aux d\u00e9terminismes politiques et socioculturels, des types au sens lukacsien incarnent les aspects de l\u2019Histoire: d\u2019o\u00f9 la force des personnages et l\u2019int\u00e9r\u00eat de leur disposition dynamique, m\u00eame si les descriptions valent moins pour leur contenu symbolique que pour leur valeur concr\u00e8te et pittoresque. Conform\u00e9ment au cahier des charges du roman historique en ces d\u00e9buts du romantisme, le dialogue rapport\u00e9 et la description prennent le pas sur la narration: d\u2019o\u00f9 une constante dramatisation, qui tend \u00e0 transformer le r\u00e9cit en une succession de sc\u00e8nes tragiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pr\u00e9sentation<\/p>\n<p>Avant de figurer dans Splendeurs et Mis\u00e8res des courtisanes, Corentin occupera un r\u00f4le de premier plan dans Une t\u00e9n\u00e9breuse affaire, publi\u00e9e \u00e0 Paris dans le Commerce de janvier \u00e0 f\u00e9vrier 1841, et en volume chez Hippolyte Souverain en\u00a01843, et dans les \u00abSc\u00e8nes de la vie politique\u00bb, tome\u00a0XII de la Com\u00e9die humaine (Furne, Dubochet et Hetzel,\u00a01846).<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Une t\u00e9n\u00e9breuse affaire. En\u00a01803, Corentin ne peut arr\u00eater les Simeuse, jumeaux royalistes prot\u00e9g\u00e9s par Mlle\u00a0Laurence de Cinq-Cygne et pr\u00e9venus par leur ancien intendant Michu (\u00ables Chagrins de la police\u00bb). Flanqu\u00e9 de son acolyte Peyrade, Corentin, pour se venger, fait accuser Michu et les Simeuse, ainsi que leurs cousins de Hauteserre, de la disparition de Malin de Gondreville, lequel a \u00e9t\u00e9 en fait enlev\u00e9 par la police de Fouch\u00e9 pour tenter de r\u00e9cup\u00e9rer des papiers compromettants datant de l\u2019\u00e9poque o\u00f9 le ministre conspirait avec Malin contre Bonaparte (\u00abRevanche de Corentin\u00bb). Mlle\u00a0de Cinq-Cygne avait accord\u00e9 sa main \u00e0 l\u2019a\u00een\u00e9 des jumeaux. Elle va jusqu\u2019\u00e0 I\u00e9na demander, \u00e0 la veille de la bataille, la gr\u00e2ce des jeunes gens aupr\u00e8s de Napol\u00e9on (1806). L\u2019Empereur l\u2019accorde, et, apr\u00e8s la mort glorieuse des jumeaux, Laurence \u00e9pouse Adrien de Hauteserre, bless\u00e9 \u00e0 Dresde. Michu, lui, a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9, et Louis\u00a0XVIII gardera le silence sur cette t\u00e9n\u00e9breuse affaire (\u00abUn proc\u00e8s sous l\u2019Empire\u00bb et \u00abConclusion\u00bb).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>D\u2019une intelligence glac\u00e9e, Corentin, policier-muscadin tirant sadiquement plaisir de sa vengeance, s\u2019oppose \u00e0 l\u2019alti\u00e8re figure de Laurence, amazone royaliste dot\u00e9e d\u2019une \u00e9nergie masculine digne des grandes h\u00e9ro\u00efnes romantiques comme la Diana Vernon de Walter Scott (Rob Roy), la Lamiel de Stendhal ou la Colomba de M\u00e9rim\u00e9e (voirLamiel et Colomba). Autre personnage inqui\u00e9tant, Gondreville, compatriote de Danton, traverse tous les r\u00e9gimes en conservant sa puissance politique. Le drame \u00e9crase de toute sa force un homme du peuple, le fid\u00e8le Michu. L\u2019\u00e9pop\u00e9e des Chouans aboutit au roman noir des manipulateurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pr\u00e9sentation<\/p>\n<p>Les personnages de ce roman, les m\u00eames lieux et les m\u00eames rancunes se retrouvent dans une autre sc\u00e8ne de la vie politique, l\u2019inachev\u00e9 D\u00e9put\u00e9 d\u2019Arcis. Seule la premi\u00e8re partie, \u00abl\u2019\u00c9lection\u00bb, parut dans l\u2019Union monarchique, d\u2019avril \u00e0 mai 1847. Charles Rabou en terminera la r\u00e9daction \u00e0 partir des notes de Balzac et lui donnera une suite, le Comte de Sallenauve et la Famille Beauvisage,\u00a01855.<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Le D\u00e9put\u00e9 d\u2019Arcis. Le viveur Maxime de Trailles (voir le P\u00e8re Goriot) veut faire une fin. Rastignac, devenu ministre, le charge en\u00a01839 d\u2019une mission d\u00e9licate \u00e0 Arcis-sur-Aube: faire \u00e9lire un candidat favorable au gouvernement contre celui de l\u2019opposition, l\u2019avocat Giguet. Maxime choisit un autre m\u00e9diocre, le maire Beauvisage. L\u00e0 s\u2019arr\u00eate le texte \u00e9crit par Balzac.<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Rouages de la politique, recomposition du champ id\u00e9ologique avec l\u2019alliance impensable trente ans auparavant entre les Gondreville et les Cinq-Cygne, coalition des notables d\u00e9j\u00e0 en place contre une bourgeoisie montante, analyse en profondeur de la vie provinciale, portrait d\u2019un ambitieux sans scrupules et habile man\u0153uvrier que l\u2019on retrouvera d\u00e9put\u00e9 dans les Com\u00e9diens sans le savoir (1846): ce roman, qui aurait pu \u00eatre le Lucien Leuwen balzacien, \u00e9tude en cynisme et pragmatisme, t\u00e9moigne d\u2019une lucidit\u00e9 d\u00e9capante.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pr\u00e9sentation<\/p>\n<p>Si les Chouans et Une t\u00e9n\u00e9breuse affaire se situent \u00e0 l\u2019extr\u00eame fin de la R\u00e9volution et sous l\u2019Empire, les \u00abSc\u00e8nes de la vie politique\u00bb comportent un r\u00e9cit proprement r\u00e9volutionnaire, Un \u00e9pisode sous la Terreur, longtemps rest\u00e9 anonyme, paru au d\u00e9but de\u00a01830 dans le Cabinet de lecture et comme introduction aux apocryphes M\u00e9moires pour servir \u00e0 l\u2019histoire de la R\u00e9volution fran\u00e7aise, sign\u00e9es du bourreau Sanson. Le nom de Balzac appara\u00eet en\u00a01842 pour son inclusion sous le titre Une messe en\u00a01793 dans le recueil collectif le Royal-Keepsake et le titre actuel figure dans le tome\u00a0XII de la Com\u00e9die humaine (Furne, Dubochet et Hetzell\u00a01846).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Un \u00e9pisode sous la Terreur. Chass\u00e9es du couvent par la R\u00e9volution, s\u0153ur Agathe, n\u00e9e de Langeais, et s\u0153ur Marthe, n\u00e9e de Beaus\u00e9ant, sont r\u00e9fugi\u00e9es avec l\u2019abb\u00e9 de Marolles, pr\u00eatre rescap\u00e9 des massacres de Septembre, chez un citoyen, jacobin militant sous le nom de Mucius Scaevola, mais secr\u00e8tement partisan des Bourbons. Un inconnu demande au pr\u00eatre de c\u00e9l\u00e9brer une messe pour le repos de l\u2019\u00e2me de Louis\u00a0XVI.\u00a0Apr\u00e8s Thermidor, les reclus enfin libres reconnaissent en l\u2019inconnu le bourreau Sanson.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Histoire de bourreau comme El Verdugo (voir \u00c9tude de femme), r\u00e9cit de terreur comme le R\u00e9quisitionnaire (voir le Colonel Chabert) ou l\u2019Auberge rouge (voir le P\u00e8re Goriot), cet \u00c9pisode recourt au m\u00e9lodrame en m\u00e9nageant le secret et suscite l\u2019angoisse en sugg\u00e9rant l\u2019atmosph\u00e8re de la Terreur.<br \/>\nLe genre historique est \u00e9galement repr\u00e9sent\u00e9 dans la Com\u00e9die humaine par Sur Catherine de M\u00e9dicis, publi\u00e9 en trois parties dans diverses revues en\u00a01830,\u00a01837 et\u00a01841, et en volume dans les tomes\u00a0XV et\u00a0XVI de la Com\u00e9die humaine (Furne, Dubochet et Hetzel,\u00a01846). Balzac y prend parti pour les catholiques, et r\u00e9habilite politiquement la figure de la r\u00e9gente, comme le pr\u00e9conise d\u2019Arthez (voir Illusions perdues). Si des consid\u00e9rations m\u00e9taphysiques justifient l\u2019inclusion de cet ouvrage dans les \u00c9tudes philosophiques, notamment par le r\u00f4le qu\u2019y jouent les fr\u00e8res Ruggieri, l\u2019astrologue Cosme et l\u2019alchimiste Laurent, Balzac pr\u00eate \u00e0 Catherine une pens\u00e9e politique en accord avec ses propres conceptions: \u00abUn seul Dieu, une seule foi, un seul ma\u00eetre.\u00bb Deux parties plus franchement historiques \u00e0 la mani\u00e8re de Dumas (\u00able Martyr calviniste\u00bb et \u00abla Confidence des Ruggieri\u00bb) contrastent avec la troisi\u00e8me, \u00ables Deux R\u00eaves\u00bb, ceux de Robespierre et de Marat qui ont vu en songe, l\u2019un Catherine de M\u00e9dicis qui lui justifie sa politique, l\u2019autre un malade symbolisant la France malheureuse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>G.\u00a0GENGEMBRE<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-591","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/591","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=591"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}