{"id":586,"date":"2026-08-08T13:19:05","date_gmt":"2026-08-08T11:19:05","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=586"},"modified":"2026-08-08T13:19:05","modified_gmt":"2026-08-08T11:19:05","slug":"idiot-de-la-famille-l","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=idiot-de-la-famille-l","title":{"rendered":"Idiot de la famille (l\u2019)"},"content":{"rendered":"<p>Idiot de la famille (l\u2019)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>IDIOT DE LA FAMILLE (l\u2019): Gustave Flaubert de 1821 \u00e0 1857. Ouvrage critique de Jean-Paul Sartre (1905-1980), publi\u00e9 \u00e0 Paris chez Gallimard en 1971 (tomes\u00a0I et\u00a0II) et 1972 (tome\u00a0III). Des notes pour le tome\u00a0IV ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es par Michel Sicard dans le Magazine litt\u00e9raire (n\u00b0\u00a0118, novembre 1976) et l\u2019Arc (n\u00b0\u00a079,\u00a01980).<\/p>\n<p>\u0152uvre inachev\u00e9e, l\u2019Idiot de la famille couronne l\u2019entreprise critique de Sartre, telle qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 mise en chantier \u00e0 partir de Baudelaire (1946) et Qu\u2019est-ce que la litt\u00e9rature? (1948), en passant notamment par les articles parus dans la s\u00e9rie des Situations (1947-1972), le Saint Genet, com\u00e9dien et martyr (1952) et les \u00e9tudes sur Mallarm\u00e9 (\u00e9labor\u00e9es d\u00e8s\u00a01948, parues dans une version reconstitu\u00e9e en\u00a01986). D\u00e8s\u00a01943, Sartre avait projet\u00e9 de faire la \u00abpsychanalyse existentielle\u00bb de Flaubert, avec qui il entretenait une relation complexe, tout \u00e0 la fois faite d\u2019hostilit\u00e9 et de projection narcissique. Cet ouvrage de\u00a02\u00a0700 pages d\u00e9ploie la multiplicit\u00e9 des approches, des armes conceptuelles, des m\u00e9thodes que Sartre utilise au service de son \u00e9norme t\u00e2che: comprendre comment Flaubert est devenu \u00e9crivain.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Dans une courte Pr\u00e9face, Sartre d\u00e9finit l\u2019objet du livre: r\u00e9pondre \u00e0 la question: \u00abQue peut-on savoir d\u2019un homme aujourd\u2019hui?\u00bb L\u2019homme se d\u00e9finit comme \u00abuniversel singulier\u00bb: \u00abTotalis\u00e9 et, par l\u00e0 m\u00eame, universalis\u00e9 par son \u00e9poque, il la retotalise en se reproduisant en elle comme singularit\u00e9.\u00bb Sartre reprend les conclusions expos\u00e9es dans \u00abQuestions de m\u00e9thode\u00bb (les Temps modernes,\u00a01957, repris dans Critique de la raison dialectique,\u00a01960).<br \/>\nLes tomes\u00a0I et\u00a0II constituent une vaste fresque de la formation de Gustave Flaubert (1re partie, \u00abla Constitution\u00bb en\u00a07 chapitres;\u00a02e partie, \u00abla Personnalisation\u00bb en\u00a03 livres et\u00a07 chapitres;\u00a03e partie, \u00abElbehnon ou la Derni\u00e8re Spirale\u00bb en\u00a02 livres et\u00a05 chapitres). Suivant la chronologie, Sartre montre comment le v\u00e9cu se structure selon une v\u00e9ritable strat\u00e9gie conduisant de la petite enfance \u00e0 la maladie nerveuse et \u00e0 \u00abl\u2019engagement hyst\u00e9rique\u00bb dans l\u2019\u00e9criture. Une m\u00e8re indiff\u00e9rente, un p\u00e8re autoritaire, les difficult\u00e9s de l\u2019enfant avec les mots fondent la \u00abn\u00e9vrose objective\u00bb de Flaubert. La personnalisation s\u2019effectue par \u00e9tapes\u00a0\u2014 fuite dans l\u2019imaginaire, conduite d\u2019acteur&#8230;\u00a0\u2014 jusqu\u2019\u00e0 la chute \u00e0 Pont-L\u00e9v\u00eaque en\u00a01844, meurtre symbolique du p\u00e8re et strat\u00e9gie de \u00abqui perd gagne\u00bb. Une logique des comportements et des \u00e9crits se met ainsi en place.<\/p>\n<p>Le tome\u00a0III analyse la n\u00e9vrose subjective de Flaubert, n\u00e9e de sa situation personnelle, exprime la \u00abn\u00e9vrose objective\u00bb des \u00e9crivains de son temps (livre\u00a0I,\u00a03 parties). Ayant perdu son public et le sujet de la litt\u00e9rature, cette g\u00e9n\u00e9ration form\u00e9e par le romantisme valorise son \u00e9chec m\u00eame: c\u2019est une \u00e9criture-n\u00e9vrose. Le livre\u00a0II (\u00abN\u00e9vrose et Programmation chez Flaubert: le second Empire\u00bb) montre comment le romancier \u00absans se masquer les tares du second Empire, s\u2019est identifi\u00e9 \u00e0 cette soci\u00e9t\u00e9 au point d\u2019\u00eatre pendant dix ans (1861-1870), aussi heureux qu\u2019il pouvait l\u2019\u00eatre\u00bb. Sa vie se pr\u00e9sente comme un \u00abraccourci diachronique de l\u2019\u00e9volution g\u00e9n\u00e9rale de la soci\u00e9t\u00e9\u00bb, Flaubert ayant rendez-vous avec son si\u00e8cle \u00e0 ses grandes dates\u00a0\u2014\u00a01848,\u00a01852,\u00a01870\u00a0\u2014 qui marquent sa \u00abmort sociale\u00bb. Au total, ce tome\u00a0III met en jeu un proc\u00e8s de signification g\u00e9n\u00e9rale du texte par rapport au social, de l\u2019id\u00e9ologie par rapport \u00e0 la lutte des classes. C\u2019est la partie la plus marxisante de l\u2019ouvrage.<\/p>\n<p>Le tome\u00a0IV aurait d\u00fb, selon une lecture structurale, \u00eatre une \u00e9tude textuelle de Madame Bovary. Il se r\u00e9duit deux\u00a02 cahiers broch\u00e9s. Sartre voulait y d\u00e9finit ce que Flaubert entendait par le style.<br \/>\nDemeur\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tat de projet, un tome\u00a0V devait r\u00e9aliser la synth\u00e8se de l\u2019ensemble, \u00e9tudiant en d\u00e9tail l\u2019itin\u00e9raire de Flaubert sous le second Empire.<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>\u00abJe consid\u00e8re que la connaissance d\u2019un homme aujourd\u2019hui demande l\u2019emploi de toutes les m\u00e9thodes. Le vrai probl\u00e8me est de les situer les unes par rapport aux autres dans une r\u00e9alit\u00e9 qui serait la totalit\u00e9 de Flaubert\u00bb (entretien avec M.\u00a0Sicard, Magazine litt\u00e9raire, n\u00b0\u00a0118): cette pluralit\u00e9 n\u2019est pourtant pas \u00e9clectisme. Psychanalyse non freudienne, analyse marxisante, reconstitution hypoth\u00e9tique quand le document fait d\u00e9faut, recours aux disciplines auxiliaires, ordre chronologique avec des \u00abanalyses r\u00e9gressives\u00bb: tout concourt \u00e0 l\u2019\u00e9criture d\u2019un roman biographique. D\u00e9chiffrer par la compr\u00e9hension, totaliser: ainsi se d\u00e9gage la progressive \u00e9mergence du sujet d\u2019\u00e9criture, dans son rapport conflictuel aux mots, et dans son impr\u00e9gnation des livres lus. Flaubert appara\u00eet comme l\u2019un des \u00e9crivains capitaux de la modernit\u00e9, et un prisme privil\u00e9gi\u00e9 pour l\u2019\u00e9tude de toute une culture. Une triple polarit\u00e9 se dispose donc dans l\u2019Idiot de la famille: le Moi, l\u2019Histoire et l\u2019\u00c9criture.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit de son ampleur, cet ouvrage peut se lire autant pour aborder Flaubert que pour se plonger dans les subtilit\u00e9s de la critique sartrienne ou pour appr\u00e9cier l\u2019\u00e9criture m\u00eame de son auteur. Parmi les caract\u00e9ristiques les plus saillantes de son style, il faut souligner le r\u00f4le de l\u2019ironie dans le texte de Sartre. Il s\u2019en est d\u2019ailleurs fort clairement expliqu\u00e9: \u00abSelon moi, l\u2019ironie est un des \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaires d\u2019une v\u00e9rit\u00e9 compl\u00e8te.\u00a0[&#8230;] Flaubert n\u2019est accessible qu\u2019\u00e0 une v\u00e9rit\u00e9 ironique\u00bb: c\u2019est qu\u2019il est entach\u00e9 \u00abd\u2019ironisable\u00bb (entretien avec M.\u00a0Sicard, ibid.).<\/p>\n<p>Avant de parvenir \u00e0 cette magistrale synth\u00e8se, Sartre avait fait d\u2019impressionnantes gammes. Selon Michel Leiris, le Baudelaire, d\u2019abord publi\u00e9 comme introduction aux \u00c9crits intimes du po\u00e8te, entendait \u00abd\u00e9terminer quelle fut la vocation (destin\u00e9e choisie, appel\u00e9e, \u00e0 tout le moins consentie\u00a0\u2014 et non destin passivement subi) de Charles Baudelaire\u00bb (Pr\u00e9face \u00e0 l\u2019\u00e9dition de\u00a01963). Revivre par l\u2019int\u00e9rieur ce que fut l\u2019exp\u00e9rience du po\u00e8te impliquait de mettre \u00e0 profit la notion de mauvaise foi et d\u2019opposer l\u2019existence \u00e0 l\u2019essence pour montrer comment Baudelaire avait op\u00e9r\u00e9 son choix originel: celui d\u2019exister pour lui-m\u00eame comme il \u00e9tait pour les autres. \u00c9crivain de l\u2019insatisfaction, il joue aussi \u00ab\u00e0 qui perd gagne\u00bb.<\/p>\n<p>Saint Genet, com\u00e9dien et martyr (allusion au V\u00e9ritable saint Genest de Rotrou) entend expliquer comment Jean Genet (auquel le Baudelaire \u00e9tait d\u00e9di\u00e9) reproduit sans cesse un \u00e9v\u00e9nement originel. Enfant abandonn\u00e9, recueilli par des paysans, Genet a \u00e9t\u00e9 pris en flagrant d\u00e9lit de vol. D\u00e8s cet instant, il a choisi d\u2019\u00eatre appel\u00e9 voleur. Ce sera la fondation du mythe ou de \u00abl\u2019Histoire sainte\u00bb. S\u2019encha\u00eenent alors une perversion et une inversion \u00e9thique g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es, v\u00e9ritable \u00abconversion au Mal\u00bb. Ne pouvant faire le Mal absolument, Genet se sort de cette aporie par l\u2019imaginaire et la recherche esth\u00e9tique de la beaut\u00e9. De l\u00e0 la cr\u00e9ation litt\u00e9raire, qui \u00abr\u00e9sorbe l\u2019univers dans le langage\u00bb. Ce texte superbe, qui \u00e9pouse les \u0153uvres de Genet, r\u00e9habilite la figure de l\u2019\u00e9crivain maudit, et se pr\u00e9sente comme un mod\u00e8le de mise en rapport de la biographie imaginaire et de l\u2019\u00e9criture, du mode d\u2019\u00eatre existentiel et de la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Avec Mallarm\u00e9, la lucidit\u00e9 et sa face d\u2019ombre (posth.,\u00a01986), o\u00f9 sont repris deux extraits pr\u00e9c\u00e9demment publi\u00e9s (\u00abMallarm\u00e9\u00bb, Situations\u00a0IX,\u00a01972; \u00abl\u2019Engagement de Mallarm\u00e9\u00bb, Obliques nos\u00a018-19,\u00a01979), nous sommes en pr\u00e9sence d\u2019une \u00e9tude \u00e9labor\u00e9e sans les outils th\u00e9oriques mis au point dans \u00abQuestions de m\u00e9thode\u00bb. Sartre y d\u00e9veloppe exemplairement l\u2019id\u00e9e que les po\u00e8tes du\u00a0XIXe si\u00e8cle, alors m\u00eame qu\u2019ils croient \u00e9crire contre la bourgeoisie et ses valeurs, ne font que refl\u00e9ter sa repr\u00e9sentation du monde. Pour sortir de cette illusion, Mallarm\u00e9 choisit la \u00abdestruction critique de la po\u00e9sie par elle-m\u00eame\u00bb. Ce \u00abdrame ontologique\u00bb du po\u00e8te, avec lequel Sartre se sent en harmonie, est expos\u00e9 dans un texte magnifique et lumineux. \u00abL\u2019holocauste des mots s\u2019accompagnera de l\u2019holocauste des choses\u00bb. Ainsi la po\u00e9sie mallarm\u00e9enne se r\u00e9sout-elle en \u00abdisparition vibratoire\u00bb, en \u00abdrame sacr\u00e9 de l\u2019\u00e9chec et de la mort\u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 ces analyses s\u2019ajoute le c\u00e9l\u00e8bre manifeste Qu\u2019est-ce que la litt\u00e9rature? \u0152uvre de circonstance, qui fut longtemps la Bible des thurif\u00e9raires de l\u2019engagement, ce texte, publi\u00e9 dans Situations\u00a0II apr\u00e8s parution dans les Temps modernes, d\u00e9finit d\u2019abord l\u2019\u00e9criture comme action par d\u00e9voilement (\u00abQu\u2019est-ce qu\u2019\u00e9crire?\u00bb). On \u00e9crit pour faire appel \u00e0 la libert\u00e9 du lecteur et l\u2019inciter \u00e0 changer le monde qu\u2019on lui a d\u00e9voil\u00e9 (\u00abPourquoi \u00e9crire?\u00bb). On ne peut donc \u00e9crire que pour ses contemporains, ceux de son milieu ou de sa classe. C\u2019est la nature m\u00eame du public qui d\u00e9termine celle du texte. En attendant la soci\u00e9t\u00e9 sans classes, la litt\u00e9rature moderne est d\u00e9chir\u00e9e entre public r\u00e9el\u00a0\u2014 bourgeois\u00a0\u2014 et public virtuel\u00a0\u2014 celui des travailleurs (\u00abPour qui \u00e9crit-on?\u00bb). En\u00a01947, l\u2019\u00e9crivain fran\u00e7ais, bourgeois par d\u00e9finition, doit se m\u00e9tamorphoser, se d\u00e9tacher de la bourgeoisie et se faire le r\u00e9v\u00e9lateur aupr\u00e8s de son public, d\u2019un monde \u00e0 transformer (\u00abSituation de l\u2019\u00e9crivain en\u00a01947\u00bb). Malgr\u00e9 ses qualit\u00e9s pol\u00e9miques, la rigueur de sa dialectique et la force percutante de son propos, c\u2019est probablement la partie la plus caduque aujourd\u2019hui de l\u2019analyse sartrienne du fait litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>M\u00eame si les monographies, ces \u00abromans vrais\u00bb, participent en partie d\u2019une conception identique, elles en d\u00e9passent largement les limites circonstancielles, conjoncturelles et politiques. \u00c0 la fois essais, fictions, analyses critiques et historiques, elles offrent au moins un double int\u00e9r\u00eat. S\u2019y donnent \u00e0 lire \u00e0 la fois des tentatives totalisantes et la mise en sc\u00e8ne fantasmatique de Sartre lui-m\u00eame, \u00e0 qui le projet interpr\u00e9tatif offre un masque derri\u00e8re lequel il joue \u00e0 se dissimuler. S\u2019y d\u00e9veloppe \u00e9galement la po\u00e9tique selon Sartre. La litt\u00e9rature est un antimonde, un irr\u00e9el compensatoire: \u00abL\u2019artiste perp\u00e9tue la d\u00e9r\u00e9alisation\u00bb (l\u2019Idiot\u00a0[&#8230;],\u00a0II). De m\u00eame, l\u2019hostilit\u00e9 de Sartre au formalisme s\u00e9miotique, linguistique ou structuraliste appara\u00eet clairement. Avec Henri Meschonnic, on pourrait r\u00e9sumer sa position critique en d\u00e9finissant l\u2019\u00e9criture selon Sartre comme \u00abl\u2019historicit\u00e9 faite langage et sujet\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>G.\u00a0GENGEMBRE<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-586","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/586","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=586"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}