{"id":575,"date":"2026-08-05T16:49:08","date_gmt":"2026-08-05T14:49:08","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=575"},"modified":"2026-08-05T16:49:08","modified_gmt":"2026-08-05T14:49:08","slug":"lamour-medecin","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=lamour-medecin","title":{"rendered":"l&#8217;Amour m\u00e9decin"},"content":{"rendered":"<p>Amour m\u00e9decin (l\u2019)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>AMOUR M\u00c9DECIN (l\u2019). Com\u00e9die en trois actes et en prose de Moli\u00e8re, pseudonyme de Jean-Baptiste Poquelin (1622-1673), cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Versailles le\u00a014\u00a0septembre 1665, et publi\u00e9e \u00e0 Paris chez Nicolas Le Gras en 1666.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 l\u2019interruption impr\u00e9vue des repr\u00e9sentations de Dom Juan, sur quelque conseil pressant parti de la sph\u00e8re politique, Moli\u00e8re n\u2019est pas mal en cour: en ao\u00fbt 1665, sa troupe prend le titre de Troupe du Roi, et Louis\u00a0XIV lui commande tr\u00e8s rapidement une pi\u00e8ce pour son s\u00e9jour de la mi-septembre \u00e0 Versailles. C\u2019est ainsi, rapporte l\u2019auteur dans son avis \u00abAu lecteur\u00bb (1666), que le divertissement de l\u2019Amour m\u00e9decin fut \u00abpropos\u00e9, fait, appris et repr\u00e9sent\u00e9 en cinq jours\u00bb. Pour r\u00e9pondre si vite \u00e0 la demande, il fallait que Moli\u00e8re e\u00fbt \u00abun magasin\u00a0[de sujets] \u00e9bauch\u00e9s\u00bb; il s\u2019est inspir\u00e9 aussi d\u2019Olynthie, une nouvelle de Charles Sorel parue en\u00a01622, et du d\u00e9nouement du P\u00e9dant jou\u00e9, la com\u00e9die de Cyrano de Bergerac. L\u2019Amour m\u00e9decin obtint un tr\u00e8s grand succ\u00e8s \u00e0 Versailles, qui se confirma sur la sc\u00e8ne parisienne du Palais-Royal.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<br \/>\nLucinde, fille de Sganarelle, est triste et languissante: elle souhaite un mari, mais son p\u00e8re\u00a0\u2014 qui se refuse \u00e0 payer une dot\u00a0\u2014 ne veut pas en entendre parler. La suivante de Lucinde, Lisette, vient en aide \u00e0 sa ma\u00eetresse. Elle la repr\u00e9sente mourante aux yeux de Sganarelle: celui-ci d\u00e9cide de convoquer des m\u00e9decins (Acte\u00a0I). Les quatre m\u00e9decins appel\u00e9s en consultation d\u00e9lib\u00e8rent: en fait, ils parlent de tout, sauf de la malade. Lorsqu\u2019ils sont somm\u00e9s de dire leur avis, deux d\u2019entre eux sortent en se querellant et les deux autres laissent Sganarelle perplexe. Il s\u2019avise d\u2019acheter de l\u2019orvi\u00e9tan pour sa fille (Acte\u00a0II). Un nouveau m\u00e9decin, Filerin, r\u00e9concilie ses deux confr\u00e8res qui s\u2019\u00e9taient oppos\u00e9s: il y va du cr\u00e9dit de la m\u00e9decine. Lisette, avec la complicit\u00e9 de Lucinde, introduit Clitandre\u00a0\u2014 l\u2019amoureux de sa ma\u00eetresse\u00a0\u2014 d\u00e9guis\u00e9 en m\u00e9decin. Il affirme \u00e0 Sganarelle qu\u2019il faut faire semblant de consentir aux imaginations de sa fille pour la gu\u00e9rir: le p\u00e8re feint donc d\u2019accepter le mariage, et il signe m\u00eame le contrat\u00a0\u2014 qui tr\u00e8s vite se r\u00e9v\u00e8le authentique (Acte\u00a0III).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>C\u2019est ici la deuxi\u00e8me pi\u00e8ce de Moli\u00e8re \u00e0 exploiter le filon m\u00e9dical. Son M\u00e9decin volant, repr\u00e9sent\u00e9 pendant la p\u00e9riode provinciale de son existence, utilisait d\u00e9j\u00e0 la ruse de l\u2019amoureux (en l\u2019occurrence, il s\u2019agissait de son valet Sganarelle) d\u00e9guis\u00e9 en m\u00e9decin pour approcher la belle. Mais on n\u2019avait encore affaire qu\u2019\u00e0 un canevas de farce. Avec l\u2019Amour m\u00e9decin, l\u2019int\u00e9r\u00eat se centre sur les vrais m\u00e9decins: vrais non seulement comme types\u00a0\u2014 leur nom d\u00e9signant \u00e9tymologiquement une \u00abqualit\u00e9\u00bb (Des Fonandr\u00e8s, le \u00abtueur d\u2019hommes\u00bb; Tom\u00e8s, le \u00absaigneur\u00bb; Filerin, l\u2019\u00abami de la chicane\u00bb; etc.)\u00a0\u2014 mais comme personnes: chacun pouvait reconna\u00eetre en eux, gr\u00e2ce \u00e0 des masques, les cinq premiers m\u00e9decins de la cour. Ce qui fait leur fortune n\u2019est nullement la science, c\u2019est la peur qu\u2019ont les hommes de mourir. Pour gu\u00e9rir, il vaut mieux dissiper les \u00abvapeurs de rate\u00bb par l\u2019union\u00a0\u2014 concr\u00e9tis\u00e9e sur la sc\u00e8ne\u00a0\u2014 de la com\u00e9die, du ballet et de la musique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>G.\u00a0FERREYROLLES<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-575","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/575","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=575"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}