{"id":555,"date":"2026-08-04T10:25:21","date_gmt":"2026-08-04T08:25:21","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=555"},"modified":"2026-08-04T10:25:21","modified_gmt":"2026-08-04T08:25:21","slug":"lillusion-comique","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=lillusion-comique","title":{"rendered":"l&#8217;Illusion comique"},"content":{"rendered":"<p>Illusion comique (l\u2019)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>ILLUSION COMIQUE (l\u2019). Com\u00e9die en cinq actes et en vers de Pierre Corneille (1606-1684), cr\u00e9\u00e9e par la troupe du Marais durant la saison 1635-1636, et publi\u00e9e \u00e0 Paris chez Targa en 1639. Plusieurs fois r\u00e9vis\u00e9e par l\u2019auteur, la pi\u00e8ce s\u2019intitule l\u2019Illusion \u00e0 partir de\u00a01660.<\/p>\n<p>L\u2019Illusion comique s\u2019intercale, dans la carri\u00e8re de Corneille, entre M\u00e9d\u00e9e et le Cid. \u00ab\u00c9trange monstre\u00bb (D\u00e9dicace), cette pi\u00e8ce constitue un d\u00e9fi \u00e0 plusieurs titres, d\u2019abord parce qu\u2019elle diff\u00e8re profond\u00e9ment des com\u00e9dies ant\u00e9rieures de l\u2019auteur; l\u00e0 il innovait, ici il joue des st\u00e9r\u00e9otypes. De fait, l\u2019Illusion comique (c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019\u00abillusion th\u00e9\u00e2trale\u00bb), s\u2019inscrivant dans la lign\u00e9e de la Com\u00e9die des com\u00e9diens de Gougenot et plus encore de celle de Georges de Scud\u00e9ry, use de tous les genres pour mieux surprendre le spectateur et lui faire faire l\u2019exp\u00e9rience des pouvoirs de l\u2019art dramatique. D\u00e9fense des com\u00e9diens et apologie du th\u00e9\u00e2tre par le th\u00e9\u00e2tre, l\u2019Illusion comique connut un assez vif succ\u00e8s avant de subir une longue \u00e9clipse: cette pi\u00e8ce baroque ne fut vraiment red\u00e9couverte qu\u2019au\u00a0XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Voil\u00e0 dix ans que Pridamant cherche son fils Clindor dont il a provoqu\u00e9 la fuite par son autoritarisme. Dorante le conduit en Touraine chez le magicien Alcandre, qui annonce \u00e0 Pridamant qu\u2019il reverra son fils. Alcandre \u00e9loigne Dorante et explique que Clindor, apr\u00e8s avoir exerc\u00e9 divers m\u00e9tiers, est entr\u00e9 \u00e0 Bordeaux au service d\u2019un capitan, Matamore. Le magicien entra\u00eene Pridamant dans sa grotte: il lui fera voir son fils en usant de \u00abspectres pareils \u00e0 des corps anim\u00e9s\u00bb. Pridamant devra garder le silence et ne pas sortir (Acte\u00a0I).<\/p>\n<p>Apparaissent Clindor et Matamore, qui lance force rodomontades et dit sa flamme pour Isabelle. Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre jou\u00e9s de lui, Isabelle et Clindor s\u2019avouent leur amour. Mais Adraste, un soupirant auquel G\u00e9ronte, le p\u00e8re d\u2019Isabelle, veut donner sa fille, voit en Clindor un rival et le menace. Lyse, la servante d\u2019Isabelle, amoureuse d\u00e9\u00e7ue de Clindor, veut se venger: elle aidera Adraste en attirant Clindor dans un guet-apens. Pridamant craint pour son fils; Alcandre l\u2019invite \u00e0 rester confiant (Acte\u00a0II).<\/p>\n<p>Clindor tient des propos galants \u00e0 Lyse, qui le renvoie aupr\u00e8s d\u2019Isabelle. Matamore, cach\u00e9, assiste au duo d\u2019amour des jeunes gens; il s\u2019en prend \u00e0 Clindor, mais ce dernier, l\u2019imitant, suscite sa frayeur: Matamore lui \u00abdonne\u00bb alors g\u00e9n\u00e9reusement Isabelle. Mais Clindor tombe dans un pi\u00e8ge: il tue Adraste avant d\u2019\u00eatre captur\u00e9. Pridamant tremble pour son fils; Alcandre le rassure (Acte\u00a0III).<br \/>\nLyse, ne voulant pas \u00eatre responsable de la mort de Clindor, pr\u00e9pare son \u00e9vasion: elle a s\u00e9duit son ge\u00f4lier. Dans sa prison, Clindor comprend la force de son amour pour Isabelle. Le ge\u00f4lier l\u2019aide \u00e0 fuir avec Lyse et sa ma\u00eetresse. Alcandre interrompt alors son \u00abr\u00e9cit\u00bb; il va \u00ab\u00e9voquer des fant\u00f4mes nouveaux\u00bb: deux ann\u00e9es ont pass\u00e9; Clindor et Isabelle ont d\u00e9sormais acquis un \u00abhaut degr\u00e9 d\u2019honneur\u00bb (Acte\u00a0IV).<\/p>\n<p>Alcandre insiste: Pridamant ne doit pas quitter la grotte. On retrouve Clindor et Isabelle mari\u00e9s, en Angleterre. Elle lui reproche son infid\u00e9lit\u00e9; il dit ne pouvoir r\u00e9sister \u00e0 son attirance pour la princesse Rosine. Isabelle craint pour lui les foudres du prince Florilame, l\u2019\u00e9poux de Rosine; elle pr\u00e9f\u00e8re mourir pour pr\u00e9server son honneur. Clindor, boulevers\u00e9, annonce qu\u2019il n\u2019aime plus que sa femme. Lyse et Isabelle, cach\u00e9es, le voient repousser Rosine. Mais l\u2019\u00e9cuyer de Florilame les tue tous deux et emm\u00e8ne Isabelle: le prince, \u00abd\u00e8s longtemps amoureux de\u00a0[ses] charmes\u00bb, l\u2019attend. Alcandre invite Pridamant, accabl\u00e9, \u00e0 voir les fun\u00e9railles de son fils: il lui montre Clindor et ses compagnons se partageant la recette de la repr\u00e9sentation qu\u2019ils viennent de donner! Isabelle et Clindor, apr\u00e8s avoir fui, sont en effet devenus com\u00e9diens. Pridamant se lamente de savoir son fils r\u00e9duit \u00e0 cette profession; Alcandre d\u00e9fend alors les acteurs et l\u2019art dramatique. Converti, Pridamant part rejoindre son fils \u00e0 Paris (Acte\u00a0V, version de\u00a01639; en\u00a01660, le personnage de Rosine n\u2019appara\u00eet plus et Isabelle meurt avec Clindor).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>La pi\u00e8ce superpose trois plans: celui de Pridamant et d\u2019Alcandre; celui de Clindor et d\u2019Isabelle, dont le magicien fait revivre le pass\u00e9 (Actes\u00a0II \u00e0\u00a0IV); celui de Clindor et d\u2019Isabelle, acteurs jouant une trag\u00e9die (V). Le retour au premier plan \u00e0 la fin des actes rappelle le premier ench\u00e2ssement et masque en m\u00eame temps le second (la sc\u00e8ne\u00a01 de l\u2019acte\u00a0V r\u00e9p\u00e8te la sc\u00e8ne\u00a01 de l\u2019acte\u00a0II, comme pour signaler que l\u2019on est entra\u00een\u00e9 dans un nouvel ench\u00e2ssement; mais le spectateur, habitu\u00e9 \u00e0 voir repara\u00eetre Alcandre et Pridamant \u00e0 chaque fin d\u2019acte, ne l\u2019aper\u00e7oit pas clairement). Le premier ench\u00e2ssement manifeste le pouvoir d\u2019Alcandre, capable d\u2019animer des \u00abspectres\u00bb, mais seul le second dit pleinement l\u2019\u00e9tendue de ce pouvoir, proprement dramaturgique, qui consiste \u00e0 illusionner. Pour que le spectateur, comme Pridamant, soit tromp\u00e9, une certaine continuit\u00e9 relie les deux ench\u00e2ssements. D\u00e8s le d\u00e9but de la pi\u00e8ce, Alcandre insiste sur l\u2019heureuse fortune de Clindor, ce qui rend vraisemblable le personnage qu\u2019il joue au dernier acte. L\u2019intrigue du second ench\u00e2ssement reprend celle du premier: les personnages qu\u2019interpr\u00e8tent alors Isabelle et Clindor peuvent tout \u00e0 fait passer pour les \u00abpersonnes r\u00e9elles\u00bb des actes\u00a0II \u00e0\u00a0IV; ainsi Clindor, pourtant touch\u00e9 par la r\u00e9v\u00e9lation de la force de son sentiment pour Isabelle \u00e0 la fin de l\u2019acte\u00a0IV, est de nouveau un inconstant, et Isabelle garde la m\u00eame dignit\u00e9, le m\u00eame amour pour lui. Le spectateur est tromp\u00e9 et Corneille lui m\u00e9nage un autre plaisir: relire la pi\u00e8ce pour d\u00e9celer les artifices de l\u2019illusion et les indices qu\u2019il s\u2019amuse \u00e0 disposer, notamment dans les propos souvent \u00e0 double sens d\u2019Alcandre. Le spectateur, adoptant le regard que Pridamant porte sur ce qu\u2019Alcandre lui fait voir, s\u2019identifie \u00e0 Pridamant et tombe avec lui dans l\u2019illusion de l\u2019acte\u00a0V, leurr\u00e9 par la conscience qu\u2019il a, contrairement au personnage, d\u2019\u00eatre au th\u00e9\u00e2tre. Lorsque l\u2019acteur qui joue Pridamant viendra saluer \u00e0 la fin du spectacle, il comprendra enfin que cet acteur jouait \u00e0 \u00eatre victime de l\u2019illusion pour mieux l\u2019y faire succomber.<\/p>\n<p>Corneille entra\u00eene le public dans l\u2019univers du th\u00e9\u00e2tre, en un voyage parmi les genres o\u00f9 s\u2019expose la diversit\u00e9 m\u00eame de l\u2019art dramatique: Alcandre et sa grotte sont emprunt\u00e9s \u00e0 la pastorale, l\u2019intrigue du premier ench\u00e2ssement rel\u00e8ve d\u2019abord de la com\u00e9die, puis de la tragi-com\u00e9die, celle du second de la trag\u00e9die. Corneille manifeste qu\u2019il ma\u00eetrise tout l\u2019art du th\u00e9\u00e2tre, m\u00eame cette com\u00e9die traditionnelle qu\u2019il n\u2019a quasiment pas pratiqu\u00e9e. Il prend un \u00e9vident plaisir \u00e0 jouer du st\u00e9r\u00e9otype que constitue Matamore: avec lui il peut exhiber la puissance du verbe\u00a0\u2014 et ses limites: le th\u00e9\u00e2tre va au-del\u00e0\u00a0\u2014, une puissance alt\u00e9r\u00e9e par le fait qu\u2019aucun des \u00abspectateurs\u00bb du capitan, dans la pi\u00e8ce, ne tombe dans l\u2019illusion; en revanche, Clindor et Isabelle lui font croire qu\u2019ils sont dans l\u2019illusion et se jouent de lui.<\/p>\n<p>Pour souligner ces jeux dans lesquels est pris le spectateur, Corneille multiplie les signes de d\u00e9doublement (G\u00e9ronte est un double \u00e9vident de Pridamant par son comportement avec sa fille et, par son nom m\u00eame, est donn\u00e9 comme le st\u00e9r\u00e9otype du p\u00e8re de com\u00e9die), les sc\u00e8nes \u00e0 personnages cach\u00e9s (III,\u00a08;\u00a0V,\u00a04), et surtout les effets de surprise purement gratuits (le ge\u00f4lier fait croire \u00e0 Clindor qu\u2019il le conduit \u00e0 la mort alors qu\u2019il le lib\u00e8re; Alcandre fait croire \u00e0 Pridamant qu\u2019il va lui montrer les fun\u00e9railles de son fils). Ces \u00absurprises\u00bb t\u00e9moignent, sur le mode ludique, du go\u00fbt fondamental de l\u2019auteur pour ce genre d\u2019effets et renvoient \u00e0 la finalit\u00e9 m\u00eame de la pi\u00e8ce. Autant dire que s\u2019expose ici, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une \u0153uvre qui pr\u00e9sente directement (dans la bouche d\u2019Alcandre \u00e0 la fin) et indirectement (par la pi\u00e8ce elle-m\u00eame) un plaidoyer en faveur des com\u00e9diens et une apologie du th\u00e9\u00e2tre, toute une conception de l\u2019art dramatique, celle de Corneille. Ainsi des r\u00e8gles avec lesquelles il prend des libert\u00e9s trop \u00e9videmment soulign\u00e9es pour n\u2019\u00eatre pas provocatrices (multiplication des lieux et des intrigues; disparition de Matamore \u00e0 l\u2019acte\u00a0IV, pourtant personnage essentiel, par son discours m\u00eame, des actes\u00a0II et\u00a0III; apparition de nouveaux personnages\u00a0\u2014 sans morale\u00a0\u2014 au dernier acte). Mais le premier plan, celui d\u2019Alcandre et de Pridamant, se veut conforme aux unit\u00e9s: en ce sens, l\u2019Illusion comique serait une pi\u00e8ce r\u00e9guli\u00e8re int\u00e9grant une pi\u00e8ce parfaitement irr\u00e9guli\u00e8re! En outre, si Corneille use de st\u00e9r\u00e9otypes (emprunt\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rentes sources, notamment \u00e0 la commedia dell\u2019arte), c\u2019est pour mieux les d\u00e9passer. Matamore semble prendre quelque distance avec lui-m\u00eame, n\u2019\u00eatre pas dupe jusqu\u2019au bout de ces rodomontades qui le constituent, et il \u00abdonne\u00bb Isabelle \u00e0 Clindor. Isabelle a une constance et une dignit\u00e9 inhabituelles, Lyse sauve celui dont elle voulait se venger pour qu\u2019il lui soit redevable de la vie. Quant \u00e0 Clindor, et plus encore le personnage qu\u2019il joue \u00e0 l\u2019acte\u00a0V, il va tr\u00e8s loin dans ses propos sur l\u2019amour. De ce point de vue l\u2019Illusion comique n\u2019est aucunement une pi\u00e8ce en marge des \u0153uvres de Corneille; incidemment, elle renoue avec des perspectives d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sentes dans ses pi\u00e8ces pr\u00e9c\u00e9dentes, et annonce m\u00eame certaines de ses trag\u00e9dies les plus graves.<\/p>\n<p>Enfin, cette com\u00e9die, des critiques l\u2019ont bien not\u00e9, joue d\u2019un sch\u00e9ma psychodramatique qui souligne les pouvoirs du th\u00e9\u00e2tre. Clindor conna\u00eet une \u00e9volution int\u00e9rieure qui le conduit \u00e0 une conversion \u00e0 l\u2019amour pour Isabelle; celle-ci est redoubl\u00e9e dans le second ench\u00e2ssement, comme pour mieux la th\u00e9\u00e2traliser, montrer qu\u2019elle peut passer par le th\u00e9\u00e2tre. En miroir, la double conversion de Pridamant: il accepte son fils tel qu\u2019il est et reconna\u00eet la dignit\u00e9 du th\u00e9\u00e2tre. Celui-ci n\u2019est pas pur jeu: il peut r\u00e9unir les familles, divertir les Grands et renforcer la coh\u00e9sion sociale. En outre, pourquoi tant de d\u00e9tails sur Dorante? Il fait l\u2019\u00e9loge d\u2019Alcandre et, \u00e0 travers lui, du th\u00e9\u00e2tre; il est n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019exposition, dispara\u00eet ensuite: pourquoi lui faire pr\u00e9ciser qu\u2019il fut un ami d\u2019enfance du fils disparu? Ne serait-ce pas pour en faire un double de Clindor, peut-\u00eatre envoy\u00e9 par Clindor lui-m\u00eame pour confier au magicien la mission de faire admettre \u00e0 Pridamant, par la m\u00e9diation du th\u00e9\u00e2tre, et qu\u2019il fut un mauvais p\u00e8re, et que son fils est devenu com\u00e9dien? Alcandre terminera en disant le plaisir qu\u2019il prend \u00e0 apporter son aide: \u00abServir les gens d\u2019honneur est mon plus grand d\u00e9sir.\u00bb Le th\u00e9\u00e2tre est un art magique et utile\u00a0\u2014 Corneille, \u00abce grand Mage dont l\u2019art commande \u00e0 la nature\u00bb (Dorante \u00e0 propos d\u2019Alcandre, premier vers de la pi\u00e8ce), en est le h\u00e9raut et le ma\u00eetre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D.\u00a0MONCOND\u2019HUY<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-555","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/555","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=555"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}