{"id":535,"date":"2026-08-04T08:10:19","date_gmt":"2026-08-04T06:10:19","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=535"},"modified":"2026-08-04T08:10:19","modified_gmt":"2026-08-04T06:10:19","slug":"poetes-maudits-les","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=poetes-maudits-les","title":{"rendered":"Po\u00e8tes maudits (les)"},"content":{"rendered":"<p>Po\u00e8tes maudits (les)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>PO\u00c8TES MAUDITS (les). \u00c9tudes critiques de Paul Verlaine (1844-1896), publi\u00e9es (pour les\u00a03 premi\u00e8res) \u00e0 Paris dans la revue Lut\u00e8ce du\u00a024\u00a0ao\u00fbt au\u00a028\u00a0septembre\u00a01883, du\u00a05\u00a0octobre au\u00a010\u00a0novembre et du\u00a017\u00a0novembre\u00a01883 au\u00a05\u00a0janvier\u00a01884, et en volume chez L\u00e9on Vanier en 1884; r\u00e9\u00e9dition contenant trois \u00e9tudes suppl\u00e9mentaires chez le m\u00eame \u00e9diteur en\u00a01888. Deux de ces nouveaux textes avaient d\u00e9j\u00e0 paru en revue: celui sur Marceline Desbordes-Valmore dans Lut\u00e8ce en juin 1885 puis, augment\u00e9, dans la Vogue en avril 1886; celui sur Verlaine lui-m\u00eame dans la Vogue en juin 1886.<\/p>\n<p>Verlaine a \u00e9crit nombre de textes critiques mais aucun ne connut la fortune des Po\u00e8tes maudits. Ce recueil est pour beaucoup \u00e0 l\u2019origine de la notori\u00e9t\u00e9 qui entoura le po\u00e8te de son vivant.<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>L\u2019ouvrage est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019un \u00abAvertissement \u00e0 propos des portraits ci-joints\u00bb dat\u00e9 du\u00a025\u00a0f\u00e9vrier\u00a01884 (il sera supprim\u00e9 lors de la r\u00e9impression des \u0152uvres compl\u00e8tes en\u00a01900). Il comporte ensuite un bref \u00abAvant-propos\u00bb, puis six \u00e9tudes ayant pour titre le nom du po\u00e8te auxquelles elles sont consacr\u00e9es: \u00abTristan Corbi\u00e8re\u00bb, \u00abArthur Rimbaud\u00bb, \u00abSt\u00e9phane Mallarm\u00e9\u00bb, \u00abMarceline Desbordes-Valmore\u00bb, \u00abVilliers de L\u2019Isle-Adam\u00bb, \u00abPauvre L\u00e9lian\u00bb (anagramme de Paul Verlaine).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Dans le brouillon d\u2019un article de\u00a01894 (le compte rendu d\u2019une conf\u00e9rence de Montesquiou sur Marceline Desbordes-Valmore), Verlaine \u00e9crit: \u00abJe ne suis pas un critique, tant s\u2019en faut. Je suis tout enthousiasme et tout passion.\u00bb Ce jugement s\u2019applique \u00e0 merveille \u00e0 la d\u00e9marche des Po\u00e8tes maudits. Verlaine se borne en effet \u00e0 livrer quelques informations biographiques succinctes et propose peu d\u2019analyses approfondies ou originales sur les \u0153uvres \u00e9voqu\u00e9es. Il exprime surtout sa vive admiration pour les po\u00e8tes dont il parle, et, afin de la faire partager au lecteur, il \u00e9maille son propos de multiples et longues citations (\u201cle Bateau ivre\u201d de Rimbaud, par exemple, est reproduit en entier).<\/p>\n<p>Certaines remarques, cependant, cherchent \u00e0 cerner la sp\u00e9cificit\u00e9 po\u00e9tique de chacun. \u00c0 propos de Corbi\u00e8re, Verlaine \u00e9voque \u00abcette langue forte, simple en sa brutalit\u00e9 charmante, correcte \u00e9tonnamment, cette science, au fond, du vers, cette rime rare sinon riche \u00e0 l\u2019exc\u00e8s\u00bb. En ce qui concerne Rimbaud, l\u2019\u00abange en exil\u00bb, le \u00abmagicien\u00bb, l\u2019\u00abaigle\u00bb, Verlaine c\u00e9l\u00e8bre un vers \u00absolidement camp\u00e9,\u00a0[qui] use rarement d\u2019artifices\u00bb, \u00abla puissance d\u2019ironie, et la verve terrible du po\u00e8te\u00bb. Toutefois, le m\u00e9rite essentiel de l\u2019ouvrage r\u00e9side moins dans ces commentaires que dans la s\u00fbret\u00e9 de jugement dont il t\u00e9moigne. Verlaine a su en effet reconna\u00eetre comme majeurs des \u00e9crivains de son \u00e9poque alors ignor\u00e9s, et en particulier \u00abces pr\u00e9cieux noms, dont l\u2019un obscur, l\u2019autre \u00e0 demi inconnu, l\u2019autre m\u00e9connu, Tristan Corbi\u00e8re, Arthur Rimbaud, St\u00e9phane Mallarm\u00e9!\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A.\u00a0SCHWEIGER<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-535","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/535","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=535"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}