{"id":482,"date":"2026-07-31T19:20:30","date_gmt":"2026-07-31T17:20:30","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=482"},"modified":"2026-07-31T19:20:30","modified_gmt":"2026-07-31T17:20:30","slug":"discours-de-la-methode","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=discours-de-la-methode","title":{"rendered":"Discours de la m\u00e9thode"},"content":{"rendered":"<p>Discours de la m\u00e9thode<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>DISCOURS DE LA M\u00c9THODE pour bien conduire sa raison et chercher la v\u00e9rit\u00e9 dans les sciences. Autobiographie philosophique de Ren\u00e9 Descartes (1596-1650), publi\u00e9e \u00e0 Leyde chez Jan Maire en 1637.<\/p>\n<p>Pour s\u2019adonner avec plus de libert\u00e9 \u00e0 ses recherches, Descartes, en\u00a01628 (il est \u00e2g\u00e9 de trente-deux ans), gagne la Hollande, o\u00f9 il vivra plus de vingt ans. Son ambition n\u2019est autre, comme il l\u2019\u00e9crit au P.\u00a0Mersenne en novembre 1629, que d\u2019expliquer \u00abtous les ph\u00e9nom\u00e8nes de la Nature, c\u2019est-\u00e0-dire toute la physique\u00bb. Appuy\u00e9 m\u00e9taphysiquement sur les deux principes de la cr\u00e9ation des v\u00e9rit\u00e9s \u00e9ternelles (Dieu ne se confondant plus avec la v\u00e9rit\u00e9 des essences, on peut acc\u00e9der \u00e0 leur connaissance sans pr\u00e9tendre embrasser l\u2019incompr\u00e9hensibilit\u00e9 de leur auteur) et de la cr\u00e9ation continu\u00e9e (Dieu redonnant \u00e0 chaque instant leur \u00eatre \u00e0 tous les corps et esprits du monde, leur dur\u00e9e ne d\u00e9pend plus d\u2019un obscur travail de la nature mais exprime purement la constance des lois que se donne la volont\u00e9 de son cr\u00e9ateur), il se consacre essentiellement, de\u00a01628 \u00e0\u00a01637, \u00e0 la constitution de son \u0153uvre scientifique. Le trait\u00e9 du Monde est presque achev\u00e9 en\u00a01633, lorsque Descartes apprend la condamnation de Galil\u00e9e: prudemment, il s\u2019abstient de terminer et de publier un travail dont les th\u00e8ses fondamentales supposent le mouvement de la Terre. Mais il ne renonce pas pour autant \u00e0 mettre au jour tels \u00abessais\u00bb de sa m\u00e9thode qui en prouvent la f\u00e9condit\u00e9 dans des domaines moins susceptibles de controverse th\u00e9ologique. En\u00a01635, il r\u00e9dige la Dioptrique (\u00e9tude de la r\u00e9fraction optique) et les M\u00e9t\u00e9ores (\u00e9tude des ph\u00e9nom\u00e8nes qui se produisent dans l\u2019atmosph\u00e8re); en\u00a01636, il leur ajoute une G\u00e9om\u00e9trie, qui ne sera achev\u00e9e que l\u2019ann\u00e9e suivante. Le Discours de la m\u00e9thode est con\u00e7u comme la pr\u00e9face de ces trois trait\u00e9s: l\u2019intitul\u00e9 r\u00e9pond \u00e0 la modestie d\u2019un simple \u00abAvis\u00bb pr\u00e9liminaire de l\u2019auteur au lecteur, o\u00f9 encore celui-l\u00e0 n\u2019avance nul dessein d\u2019\u00abenseigner\u00bb sa m\u00e9thode, \u00abmais seulement d\u2019en parler\u00bb (lettre \u00e0 Mersenne de mars 1637). En r\u00e9alit\u00e9, il ne s\u2019agit ni plus ni moins\u00a0\u2014 selon les termes de Descartes au m\u00eame correspondant un an plus t\u00f4t\u00a0\u2014 que d\u2019exposer \u00able projet d\u2019une science universelle qui puisse \u00e9lever notre nature \u00e0 son plus haut degr\u00e9 de perfection\u00bb. Descartes confie son manuscrit \u00e0 l\u2019imprimeur Jan Maire, \u00e9tabli \u00e0 Leyde. Apr\u00e8s quelques retardements dus \u00e0 la difficult\u00e9 d\u2019obtenir en France un privil\u00e8ge pour un libraire \u00e9tranger, le Discours et les trois \u00abessais\u00bb paraissent, sans nom d\u2019auteur, en juin 1637: d\u00e8s le\u00a012, Descartes pouvait envoyer des exemplaires de son premier livre imprim\u00e9 au monde savant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Premi\u00e8re partie. \u00abLe bon sens est la chose du monde la mieux partag\u00e9e\u00bb, mais tous n\u2019en font pas le meilleur usage. Descartes se f\u00e9licite d\u2019avoir pu trouver une m\u00e9thode capable de rendre les plus grands services dans la recherche de la v\u00e9rit\u00e9. Il ne pr\u00e9tend pas qu\u2019elle doive r\u00e9gir la pens\u00e9e des autres, mais propose seulement au jugement des lecteurs la fa\u00e7on dont il a conduit la sienne au long de sa vie. Sa premi\u00e8re formation a \u00e9t\u00e9 scolaire\u00a0\u2014 humanit\u00e9s, math\u00e9matiques, philosophie\u00a0\u2014 et universitaire\u00a0\u2014 droit\u00a0\u2014, mais les disciplines enseign\u00e9es ne lui ont pas permis d\u2019\u00abacqu\u00e9rir une connaissance claire et assur\u00e9e de tout ce qui est utile \u00e0 la vie\u00bb. Les voyages qu\u2019il a entrepris ensuite l\u2019ont d\u00e9barrass\u00e9 de nombreux pr\u00e9jug\u00e9s, sans pour autant lui donner acc\u00e8s \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 positive. Il ne lui restait plus qu\u2019\u00e0 la chercher en lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me partie. Pour ce faire, la possession d\u2019une m\u00e9thode est indispensable. \u00c0 partir des avantages combin\u00e9s de la logique, de l\u2019analyse g\u00e9om\u00e9trique et de l\u2019alg\u00e8bre, Descartes \u00e9labore quatre pr\u00e9ceptes qu\u2019il prend la ferme r\u00e9solution de toujours observer: ne jamais recevoir aucune chose pour vraie qu\u2019il ne la connaisse \u00e9videmment \u00eatre telle; diviser chacun des probl\u00e8mes qu\u2019il examinerait en autant de parties qu\u2019il serait n\u00e9cessaire pour les mieux r\u00e9soudre; conduire par ordre ses pens\u00e9es, en partant des objets les plus simples; faire partout \u00abdes d\u00e9nombrements si entiers et des revues si g\u00e9n\u00e9rales\u00bb qu\u2019il soit assur\u00e9 de ne rien omettre. Descartes applique alors (il a vingt-trois ans), et avec grand succ\u00e8s, cette m\u00e9thode aux math\u00e9matiques, mais il remet \u00e0 plus tard son dessein de l\u2019appliquer \u00e0 la philosophie.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8me partie. En attendant de reb\u00e2tir l\u2019\u00e9difice du savoir, il lui faut n\u00e9anmoins ne pas demeurer irr\u00e9solu dans ses actions. De l\u00e0 les r\u00e8gles d\u2019une \u00abmorale par provision\u00bb, qui consiste \u00e0 ob\u00e9ir aux lois et coutumes du pays, \u00e0 demeurer ferme dans les opinions douteuses une fois qu\u2019on s\u2019y est d\u00e9termin\u00e9, \u00e0 changer enfin ses d\u00e9sirs plut\u00f4t que l\u2019ordre du monde. Ces pr\u00e9ceptes mis \u00e0 part avec les v\u00e9rit\u00e9s de la religion, Descartes travaille \u00e0 se d\u00e9faire de ses anciennes certitudes et, pour y aider, se remet \u00e0 voyager. Apr\u00e8s neuf ans de p\u00e9r\u00e9grinations, il se retire en Hollande afin de chercher en toute tranquillit\u00e9 les fondements d\u2019une philosophie \u00abplus certaine que la vulgaire\u00bb.<\/p>\n<p>Quatri\u00e8me partie. Ses m\u00e9ditations commencent par le doute volontairement jet\u00e9 sur tout ce qui lui est jamais entr\u00e9 dans l\u2019esprit. Mais celui qui doute ne peut douter qu\u2019il pense, et donc qu\u2019il est. Le \u00abJe pense, donc je suis\u00bb est la premi\u00e8re v\u00e9rit\u00e9, d\u2019o\u00f9 se d\u00e9duit la diff\u00e9rence de nature entre l\u2019\u00e2me et le corps. Quant \u00e0 l\u2019imperfection de ma pens\u00e9e\u00a0\u2014 dont t\u00e9moigne le doute\u00a0\u2014, elle suppose en moi l\u2019id\u00e9e de parfait, qui n\u2019a pu m\u2019advenir que d\u2019un \u00eatre effectivement parfait: l\u2019existence de Dieu est comprise dans son id\u00e9e m\u00eame, et elle garantit en retour la v\u00e9rit\u00e9 de toutes mes id\u00e9es claires et distinctes.<\/p>\n<p>Cinqui\u00e8me partie. Sur ces fondements m\u00e9taphysiques, Descartes a \u00e9lev\u00e9 une physique, qui se trouve contenue dans son trait\u00e9 in\u00e9dit du Monde. Il en donne au lecteur un \u00e9chantillon avec l\u2019explication purement m\u00e9canique des mouvements du c\u0153ur. C\u2019est tout notre corps qui fonctionne comme une machine: en cela, nous sommes semblables aux animaux. Mais nous nous distinguons radicalement d\u2019eux en ce que nous poss\u00e9dons une \u00e2me rationnelle, dont leur incapacit\u00e9 \u00e0 user d\u2019un langage prouve assez qu\u2019ils sont d\u00e9pourvus.<\/p>\n<p>Sixi\u00e8me partie. Descartes explique les raisons pour lesquelles, avant la condamnation de Galil\u00e9e, il avait d\u00e9cid\u00e9 de publier le Monde. C\u2019\u00e9tait, d\u2019une part, pour procurer le bien aux hommes en leur donnant les moyens de devenir \u00abcomme ma\u00eetres et possesseurs de la nature\u00bb; et, d\u2019autre part, pour obtenir du public l\u2019aide n\u00e9cessaire \u00e0 la poursuite de ses exp\u00e9riences. Mais la perspective d\u2019entrer en d\u2019infinies controverses l\u2019a fait renoncer, et il se contente de faire conna\u00eetre, avec ses \u00abessais\u00bb, quelques exemples des d\u00e9couvertes rendues possibles par une m\u00e9thode qui ne vise rien de moins, ultimement, qu\u2019\u00e0 prolonger par le renouvellement de la m\u00e9decine la vie humaine au-del\u00e0 de ses limites actuelles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Ce petit livre, qui met \u00e0 bas les empiriques compilations de la Renaissance\u00a0\u2014 partie dans l\u2019enthousiasme conqu\u00e9rant d\u2019un Rabelais et aboutissant, sous la masse de ses observations contradictoires, au scepticisme de Montaigne\u00a0\u2014 et disqualifie l\u2019aristot\u00e9lisme dominant\u00a0\u2014 tout en devant plus qu\u2019il ne dit \u00e0 la scolastique qu\u2019il critique\u00a0\u2014, ne renferme en r\u00e9alit\u00e9 \u00abl\u2019expression parfaite et d\u00e9finitive d\u2019aucune des pens\u00e9es de Descartes\u00bb (F.\u00a0Alqui\u00e9). Il jouit de la gloire r\u00e9trospective des manifestes qui ont vulgaris\u00e9 un mouvement depuis triomphant, mais dont les succ\u00e8s profonds ont \u00e9t\u00e9 acquis au prix de moins accessibles travaux. Les courtes r\u00e8gles de la m\u00e9thode, expos\u00e9es dans la deuxi\u00e8me partie du Discours, monnayent parcimonieusement les Regulae ad directionem ingenii (compos\u00e9es vers\u00a01628), autrement complexes et dont les difficult\u00e9s ne sont pas ici lev\u00e9es. La \u00abmorale par provision\u00bb de la troisi\u00e8me partie d\u00e9nonce elle-m\u00eame sa pr\u00e9carit\u00e9 et passera \u00e0 un statut plus parfait dans le trait\u00e9 des Passions de l\u2019\u00e2me en\u00a01649. Qui voudra conna\u00eetre la m\u00e9taphysique de Descartes s\u2019appuiera bien davantage sur les Meditationes de prima philosophia (1641) que sur la quatri\u00e8me partie du Discours et l\u2019arch\u00e9ologue amateur de physique doit au premier chef consulter les Principia philosophiae de\u00a01644.<\/p>\n<p>Paradoxalement pour une \u0153uvre philosophique, l\u2019originalit\u00e9 du Discours de la m\u00e9thode loge surtout en sa forme\u00a0\u2014 moins dans la m\u00e9thode r\u00e9v\u00e9l\u00e9e que dans le discours qui la r\u00e9v\u00e8le. Et d\u2019abord dans sa langue. M\u00eame si, au milieu du\u00a0XVIe si\u00e8cle, Ramus et les ramistes ont plaid\u00e9 pour l\u2019usage du fran\u00e7ais en philosophie, le latin reste la langue des doctes. Descartes le plus souvent se conforme \u00e0 la r\u00e8gle: les M\u00e9ditations voient le jour six ans apr\u00e8s les Meditationes, les Principes trois ans apr\u00e8s les Principia. Le Discours de la m\u00e9thode suit le chemin inverse: pourquoi ce choix linguistique? L\u2019auteur s\u2019en explique dans la sixi\u00e8me partie: \u00abSi j\u2019\u00e9cris en fran\u00e7ais, qui est la langue de mon pays, plut\u00f4t qu\u2019en latin, qui est celle de mes pr\u00e9cepteurs, c\u2019est \u00e0 cause que j\u2019esp\u00e8re que ceux qui ne se servent que de leur raison naturelle toute pure jugeront mieux de mes opinions que ceux qui ne croient qu\u2019aux livres anciens.\u00bb Mais cette justification philosophique\u00a0\u2014 la raison contre la tradition\u00a0\u2014 est insuffisante, car le choix du fran\u00e7ais bride Descartes autant qu\u2019elle le lib\u00e8re: elle le contraint aux pr\u00e9cautions oratoires et aux r\u00e9ticences d\u00e8s qu\u2019il s\u2019agit d\u2019aborder les questions abstruses de m\u00e9taphysique, dans lesquelles par surcro\u00eet le maniement du doute hyperbolique peut se r\u00e9v\u00e9ler ravageur entre les mains de lecteurs profanes. En choisissant la langue de son pays, Descartes entend surtout faire partager au public son espoir de d\u00e9couvertes susceptibles, notamment sur le plan m\u00e9dical, d\u2019am\u00e9liorer les conditions concr\u00e8tes de l\u2019existence humaine et obtenir par l\u00e0 un soutien financier pour des recherches si nombreuses que son revenu, comme il ne craint pas de l\u2019\u00e9crire dans la sixi\u00e8me partie, n\u2019y saurait suffire, f\u00fbt-il multipli\u00e9 par mille.<\/p>\n<p>La seconde originalit\u00e9 du Discours tient \u00e0 son inscription dans le domaine litt\u00e9raire. On n\u2019a point affaire \u00e0 un trait\u00e9 o\u00f9 l\u2019unit\u00e9 serait celle d\u2019un syst\u00e8me, mais \u00e0 un r\u00e9cit dont la continuit\u00e9 se tire de la vie m\u00eame de son auteur. Les grandes \u00e9tapes du texte sont chronologiques: \u00abJ\u2019ai \u00e9t\u00e9 nourri aux lettres d\u00e8s mon enfance\u00bb; \u00abJ\u2019\u00e9tais alors en Allemagne, o\u00f9 l\u2019occasion des guerres qui n\u2019y sont pas encore finies m\u2019avait appel\u00e9\u00bb; \u00abIl y a justement huit ans que ce d\u00e9sir me fit r\u00e9soudre \u00e0 m\u2019\u00e9loigner de tous les lieux o\u00f9 je pouvais avoir des connaissances et \u00e0 me retirer ici\u00a0[&#8230;] parmi la foule d\u2019un grand peuple fort actif.\u00bb Du roman d\u2019apprentissage (l\u2019auteur parle m\u00eame de \u00abfable\u00bb dans la premi\u00e8re partie) \u00e0 l\u2019utopie terminale o\u00f9 s\u2019entrevoit la chim\u00e8re d\u2019une vie d\u00e9livr\u00e9e de la vieillesse et de la mort, le cavalier Descartes traverse les genres en m\u00eame temps que les pays. La coh\u00e9rence du parcours est assur\u00e9e par l\u2019omnipr\u00e9sence du \u00abje\u00bb, qui s\u2019affirme jusque dans l\u2019impersonnalit\u00e9 attendue des r\u00e8gles de la m\u00e9thode et des maximes de la morale. Tout comme la philosophie antirh\u00e9torique de Descartes a besoin, pour se dire, d\u2019en passer par une rh\u00e9torique\u00a0\u2014 celle, anticic\u00e9ronienne, de Montaigne et de Guez de Balzac\u00a0\u2014, l\u2019universalit\u00e9 de la raison se fonde dans le Discours de la m\u00e9thode sur la singularit\u00e9 d\u2019un moi h\u00e9ro\u00efque: \u00abL\u2019autobiographie devient avec Descartes une forme n\u00e9cessaire du discours philosophique\u00bb (P.-A.\u00a0Cahn\u00e9).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>G.\u00a0FERREYROLLES<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-482","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/482","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=482"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}