{"id":402,"date":"2026-07-30T13:27:08","date_gmt":"2026-07-30T11:27:08","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=402"},"modified":"2026-07-30T13:27:08","modified_gmt":"2026-07-30T11:27:08","slug":"loin-de-rueil","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=loin-de-rueil","title":{"rendered":"Loin de Rueil"},"content":{"rendered":"<p>Loin de Rueil<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>LOIN DE RUEIL. Roman de Raymond Queneau (1903-1976), publi\u00e9 \u00e0 Paris chez Gallimard en 1944.<\/p>\n<p>Au nom du principe rabelaisien maintes fois r\u00e9affirm\u00e9: \u00abToute \u0153uvre demande \u00e0 \u00eatre bris\u00e9e pour \u00eatre sentie et comprise, toute \u0153uvre pr\u00e9sente une r\u00e9sistance au lecteur\u00bb, Loin de Rueil est repr\u00e9sentatif de la complexit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre de Queneau: outre un embo\u00eetement de plusieurs r\u00e9cits, le roman s\u2019articule sur des effets narratifs qui lient fantaisie verbale et vari\u00e9t\u00e9 de tons, et dont l\u2019une des cons\u00e9quences est de dissimuler, sous le voile de l\u2019humour, des pr\u00e9occupations philosophiques. Ainsi, selon A.\u00a0Koj\u00e8ve, dont Queneau r\u00e9unit et publia les cours sur Hegel (Introduction \u00e0 la lecture de Hegel,\u00a01947), Loin de Rueil est avec Pierrot mon ami et le Dimanche de la vie, l\u2019un des trois \u00abromans de la sagesse\u00bb, qui sous son allure humoristique admet \u00abun proc\u00e8s intent\u00e9 contre le tribunal h\u00e9g\u00e9lien de l\u2019histoire universelle\u00bb et d\u00e9crit \u00abun des moments constitutifs\u00bb de l\u2019accession \u00e0 la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. De sorte que si l\u2019on peut voir dans la trame de Loin de Rueil une parodie des biographies de vedettes (d\u2019un d\u00e9but obscur \u00e0 l\u2019apoth\u00e9ose de la gloire), il faut garder \u00e0 l\u2019esprit que le roman est aussi, et le laboratoire d\u2019une exp\u00e9rimentation sur le langage, et l\u2019enjeu d\u2019une m\u00e9ditation, centrale dans l\u2019\u0153uvre de Queneau, sur le temps et la destin\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Premi\u00e8re partie. Fils putatif du po\u00e8te m\u00e9connu Louis-Philippe Des Cigales, Jacques L\u2019Aum\u00f4ne, natif de Rueil, a pour principale activit\u00e9 de se glisser dans \u00abla peau des r\u00eaves\u00bb ou dans celle des autres. Un rien suffit pour que la r\u00eaverie s\u2019engage: une parole saisie au vol et le voil\u00e0 se r\u00eavant Jacques\u00a0Ier, fondateur de la dynastie des Laumoningiens; une affiche sportive le m\u00e9tamorphose en champion de boxe. Ainsi il se r\u00eavera concierge g\u00e2teux, batelier sur la Seine, inventeur du \u00abplus lourd que l\u2019air\u00bb. Parall\u00e8lement, vaguement \u00e9tudiant, Jacques vit gr\u00e2ce \u00e0 de vagues tuyaux dispens\u00e9s \u00e0 de na\u00effs turfistes.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me partie. Quelques ann\u00e9es plus tard, en province, mari\u00e9 et p\u00e8re de famille, Jacques est ing\u00e9nieur chimiste aux \u00e9tablissements Baponot. Il a mont\u00e9 une troupe de th\u00e9\u00e2tre amateur lorsque d\u00e9barque une tourn\u00e9e professionnelle: les Provinc\u2019Follies. Aussit\u00f4t Jacques tombe amoureux de la chanteuse r\u00e9aliste de la tourn\u00e9e, Rojana Pontez (en fait Camille, une amie d\u2019enfance), monte sur les planches et s\u2019enfuit avec les Provinc\u2019Follies \u00e0 Paris. L\u2019aventure tournant court, Jacques vit d\u2019exp\u00e9dients minables: figurant de cin\u00e9ma, il continue de d\u00e9ployer ses vies irr\u00e9alis\u00e9es dans l\u2019imaginaire, tandis que sa vie mat\u00e9rielle se r\u00e9duit au r\u00e9gime maigre par n\u00e9cessit\u00e9 mais aussi par \u00abphilasc\u00e9tisme\u00bb. Il cherche en effet \u00e0 vider son existence des incidents qui font croire que l\u2019on vit, r\u00eave d\u2019humilit\u00e9 et de saintet\u00e9 et s\u2019\u00e9prend de Dominique, la s\u0153ur a\u00een\u00e9e de Camille. Amoureux \u00e9conduit, Jacques part pour Le Havre.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8me partie. On le retrouve en Am\u00e9rique du Sud, ayant tourn\u00e9 un documentaire sur les Indiens Borgeiros et rencontrant des exil\u00e9s natifs de Rueil. Pendant ce temps, \u00e0 Rueil, Suzanne et Michou, la femme et le fils d\u00e9laiss\u00e9s, obtiennent l\u2019hospitalit\u00e9 des beaux-parents L\u2019Aum\u00f4ne. On se demande ce qu\u2019a bien pu devenir Jacques, quand la famille tombe sur un article relatant la vie tumultueuse du c\u00e9l\u00e8bre acteur hollywoodien d\u2019origine fran\u00e7aise, James Charity. Son film, la Peau des r\u00eaves, passe \u00e0 Rueil, mais personne ne reconna\u00eetra, dans la vedette James Charity, Jacques L\u2019Aum\u00f4ne qui continue de r\u00eaver sa vie par le cin\u00e9ma.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>\u00c0 premi\u00e8re vue, Loin de Rueil est un r\u00e9cit lin\u00e9aire compos\u00e9 selon le sch\u00e9ma traditionnel des romans de formation: ou comment le petit Jacquot, banlieusard cin\u00e9phile et r\u00eaveur, deviendra, apr\u00e8s maintes p\u00e9rip\u00e9ties, l\u2019\u00e9toile hollywoodienne James Charity; ce qui l\u2019entra\u00eenera certes \u00abloin de Rueil\u00bb, mais l\u2019en rapprochera aussi par le truchement du cin\u00e9ma. L\u2019originalit\u00e9 premi\u00e8re du r\u00e9cit tient, dans ces conditions, au traitement particulier du th\u00e8me du spectacle, qu\u2019il soit cin\u00e9matographique ou th\u00e9\u00e2tral, puisqu\u2019il se trouve en quelque sorte redoubl\u00e9 par l\u2019introduction dans la trame narrative classique de proc\u00e9d\u00e9s d\u2019\u00e9criture emprunt\u00e9s au th\u00e9\u00e2tre, comme le retardement de l\u2019entr\u00e9e en sc\u00e8ne du h\u00e9ros principal (Jacques n\u2019appara\u00eet qu\u2019au chapitre\u00a02, la coupure entre chapitres\u00a01 et\u00a02 calquant d\u2019ailleurs celle des sc\u00e8nes au th\u00e9\u00e2tre), mais aussi \u00e0 des techniques dites cin\u00e9matographiques, comme le montage des s\u00e9quences narratives par effacement des transitions (du laboratoire de Jacques, on est transport\u00e9 dans la m\u00eame phrase au cin\u00e9ma, chap.\u00a05), ou l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration des images (en particulier la liaison Jacques-Camille, alias Rojana, trait\u00e9e en un paragraphe, chap.\u00a06). Bien plus, certaines sc\u00e8nes apparaissent comme de v\u00e9ritables parodies autonomes de m\u00e9lodrames ou de films d\u2019aventures \u00e9chevel\u00e9es: l\u2019arriv\u00e9e dramatique de Suzanne et Michou (10), l\u2019atmosph\u00e8re moite dans une Am\u00e9rique du Sud pour desperados (10), la sc\u00e8ne de bagarre dans un bal pour \u00abapaches\u00bb (8), les promenades sentimentales de Jacques et Dominique (7), semblent puis\u00e9es au r\u00e9servoir du muet et \u00e0 sa th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 outr\u00e9e. \u00c0 cet \u00e9gard, le roman constitue sans doute aussi un v\u00e9ritable hommage au pouvoir du cin\u00e9ma, analogue \u00e0 celui du r\u00eave, lorsque l\u2019on sait combien Queneau a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9, comme Sartre, par le cin\u00e9ma \u00e0 la fois comme spectateur, ainsi que le rappelle Ch\u00eane et Chien (voir Si tu t\u2019imagines), et comme \u00abprofessionnel\u00bb en tant que jur\u00e9 et sc\u00e9nariste. Toutefois l\u2019originalit\u00e9 structurelle du roman tient davantage au motif de la circularit\u00e9. On sait en effet que, pour Queneau, \u00abon peut faire rimer des situations ou des personnages, comme on fait rimer des mots\u00bb (voir B\u00e2tons, Chiffres et Lettres). Or la premi\u00e8re intervention de Jacques (2) consiste en un expos\u00e9 en forme sur les r\u00e8gles du rondeau, tandis que la figure du po\u00e8te Des Cigales assure l\u2019unit\u00e9 \u00abbiologique\u00bb (en tant que p\u00e8re de Jacques) et narrative (il occupe le premier et le dernier chapitre) du r\u00e9cit; de l\u00e0 \u00e0 voir dans Loin de Rueil un \u00abroman-rondeau\u00bb, nombre d\u2019indices le montrent: ainsi la s\u00e9ance de cin\u00e9ma du chapitre\u00a010, o\u00f9 Michou se trouve avec Des Cigales pour voir la Peau des r\u00eaves, le film de James Charity (Jacques) reprend celle du chapitre\u00a02, o\u00f9 Jacques se trouvait aussi avec Des Cigales au cin\u00e9ma pour voir un western, dont le sujet sera pr\u00e9cis\u00e9ment r\u00e9alis\u00e9 dans la Peau des r\u00eaves. Si l\u2019on se souvient que Des Cigales est le p\u00e8re adult\u00e9rin de Jacques et qu\u2019il se met en m\u00e9nage \u00e0 la fin du roman avec Suzanne, la femme de Jacques, on voit comment la fin n\u2019est peut-\u00eatre que le d\u00e9but d\u2019un nouveau roman possible et identique au premier. Mais l\u2019intrigue principale n\u2019est pas la seule \u00e0 \u00eatre contamin\u00e9e par cette circularit\u00e9, ou plut\u00f4t devient-elle concentrique par le retour des comparses (Camille, Dominique, Lulu Doumer) et surtout l\u2019embo\u00eetement des r\u00e9cits secondaires: que ce soient les r\u00eaves de Jacques, le r\u00e9cit de la vie de Suzanne (parodiant les romans-feuilletons,\u00a010), le synopsis du film la Peau des r\u00eaves (produit par la Ramon Curnough Company, id est Raymond Queneau!), chacun de ces r\u00e9cits constitue peu ou prou une mise en abyme du roman (la structure circulaire du film \u00e9tant \u00e0 cet \u00e9gard similaire \u00e0 celle du livre). En d\u2019autres termes, la structure de Loin de Rueil combine circularit\u00e9 et spirale d\u2019aspiration o\u00f9 ind\u00e9finiment se r\u00e9pondent situations et personnages. Or cette conception cyclique du r\u00e9cit renvoie \u00e0 la conception personnelle de Queneau \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019Histoire. Certes, par bien des aspects, Loin de Rueil est une \u0153uvre divertissante. On y retrouve les principaux \u00e9l\u00e9ments qui font l\u2019essence de l\u2019humour qu\u00e9nien: le m\u00e9lange des tons et des genres, le \u00abfran\u00e7ais parl\u00e9\u00bb et le go\u00fbt pour la pluralit\u00e9 des voix (passant par le dialogue), ainsi que pour le pastiche et le comique de situation. Mais Loin de Rueil n\u2019est pas une \u0153uvre de simple divertissement non plus qu\u2019une architecture savante mais creuse. Inlassablement depuis le Chiendent, les romans de Queneau proposent une m\u00e9ditation sur le temps, sous une forme narrative non dogmatique, tandis qu\u2019Une histoire mod\u00e8le (commenc\u00e9e en\u00a01942, publi\u00e9e en\u00a01966) tentera sous forme de \u00abbrouillon projet\u00bb d\u2019atteindre \u00ab\u00e0 une science absolue de l\u2019Histoire\u00bb. Or, pour comprendre le sens des tribulations de Jacques, il n\u2019est pas inutile de rappeler que selon Queneau \u00ables r\u00e9cits imaginaires ne peuvent avoir pour sujet que le malheur des hommes\u00bb. En ce sens, la fiction, dans Loin de Rueil, agit comme r\u00e9v\u00e9lateur de la place que tient dans l\u2019Histoire le r\u00e9cit du malheur des hommes. Si, comme Queneau le consid\u00e8re \u00e0 la suite de l\u2019enseignement h\u00e9g\u00e9lien qu\u2019il a re\u00e7u de Koj\u00e8ve, le concept de \u00abfin de l\u2019Histoire\u00bb se soutient par une id\u00e9e des cycles de l\u2019Histoire, celle-ci est, comme on l\u2019a vu, particuli\u00e8rement op\u00e9rante dans la structure du roman: comme pour Zazie qui d\u00e9clarera \u00e0 la fin du r\u00e9cit \u00abj\u2019ai vieilli\u00bb, le temps a us\u00e9 chacun des protagonistes, il ont regard\u00e9 \u00able devenir s\u2019\u00e9couler\u00bb, mais pour finalement revenir au point de d\u00e9part, dans une sorte de retour indiff\u00e9renci\u00e9 du m\u00eame, o\u00f9 le temps et les personnages demeurent identiques \u00e0 eux-m\u00eames: on remarque d\u2019ailleurs un effacement d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 des marques temporelles dans le roman lorsqu\u2019elles concernent les dates ou les \u00e2ges des personnages, alors que l\u2019auteur m\u00e9lange de mani\u00e8re apparemment fantaisiste les temps verbaux. D\u2019o\u00f9 une forme de r\u00e9signation d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e dans une temporalit\u00e9 ind\u00e9finiment ferm\u00e9e sur elle-m\u00eame. C\u2019est le sens de la maladie, l\u2019\u00abontalgie existentielle\u00bb, dont souffre Des Cigales, c\u2019est aussi le sens de la conversation finale de Jacques avec Lulu, avant qu\u2019il ne devienne James Charity, c\u2019est-\u00e0-dire avant d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la sagesse: \u00abQuelle vie. Toujours la m\u00eame histoire. Toujours le m\u00eame tabac\u00bb (9). En ce sens, si la sagesse consiste, comme le pr\u00e9cise l\u2019interpr\u00e9tation koj\u00e9vo-h\u00e9gelienne, en \u00abla parfaite satisfaction accompagn\u00e9e d\u2019une pl\u00e9nitude de la conscience de soi\u00bb, elle co\u00efncide dans le roman avec l\u2019effacement, le renoncement, qui permet d\u2019\u00e9chapper aux d\u00e9boires de la vie humaine. Plong\u00e9 dans la pluralit\u00e9 des vies possibles, Jacques ne r\u00eave rien tant que de se dissoudre dans une unit\u00e9 transparente. Exemplaire est \u00e0 cet \u00e9gard sa rencontre d\u2019un \u00ab\u00eatre parfait\u00bb que rien ne distingue, et de se demander \u00abcomment il pourrait s\u2019y prendre pour atteindre cette perfection, pour s\u2019annuler ainsi\u00bb (3). De m\u00eame lorsqu\u2019il fait le bilan de \u00abses vies irr\u00e9alis\u00e9es\u00bb, la derni\u00e8re de ces vies est celle d\u2019un savon fondant: \u00abIl disparaissait comme \u00e7a lentement, dans un petit bol d\u2019eau\u00bb (7). D\u2019o\u00f9 ces \u00abexercices spirituels\u00bb de Jacques qui \u00abs\u2019efforce de se tarir, de se d\u00e9sencombrer, de s\u2019\u00e9vider\u00bb (8) pour atteindre la saintet\u00e9. C\u2019est au m\u00eame renoncement, au m\u00eame effacement, h\u00e9rit\u00e9 autant de Hegel que de l\u2019asc\u00e9tisme pyrrhonien, qu\u2019atteint Des Cigales lorsque, dans la derni\u00e8re phrase du roman, \u00abil range son manuscrit dans un tiroir qu\u2019il ferme \u00e0 clef\u00bb: la v\u00e9ritable sagesse suppose un risque qui n\u2019en est pas un, l\u2019absence et le silence. Quant aux derniers mots du roman, \u00abIl\u00a0[Des Cigales] se dirige vers le plumard\u00bb, on peut y voir aussi bien l\u2019activit\u00e9 \u00e0 laquelle cette action conduit, et en ce sens Queneau pourrait bien affirmer la puissance malgr\u00e9 tout de la vie, que l\u2019inactivit\u00e9 apparente \u00e0 laquelle le dormeur va se livrer. Ainsi se trouverait r\u00e9affirm\u00e9e la puissance du r\u00eave, manifest\u00e9e dans tout le roman et concr\u00e9tis\u00e9e par la transformation de Jacques en James Charity, qui a enfin coll\u00e9 \u00e0 la \u00abpeau des r\u00eaves\u00bb; car, d\u00e8s lors, vie mat\u00e9rielle, vie imaginaire et vie spirituelle ne seraient plus v\u00e9cues comme un \u00e9cart\u00e8lement douloureux, mais comme la r\u00e9alisation de \u00abla permanence dans l\u2019\u00e2me humaine d\u2019un noyau d\u2019enfance, une enfance immobile mais toujours vivante, hors de l\u2019Histoire, cach\u00e9e aux autres\u00bb (Bachelard, la Po\u00e9tique de la r\u00eaverie).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>J.-M.\u00a0RODRIGUES<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-402","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/402","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=402"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}