{"id":379,"date":"2026-07-26T10:10:19","date_gmt":"2026-07-26T08:10:19","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=379"},"modified":"2026-08-02T17:34:45","modified_gmt":"2026-08-02T15:34:45","slug":"la-peste","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=la-peste","title":{"rendered":"la Peste"},"content":{"rendered":"<p>Peste (la)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>PESTE (la). Roman d\u2019Albert Camus (1913-1960), publi\u00e9 \u00e0 Paris chez Gallimard en 1947.<\/p>\n<p>Certains personnages de la Peste sont pr\u00e9sents dans des pages des Carnets, \u00e9crites \u00e0 Alger en\u00a01938. Mais c\u2019est surtout \u00e0 Oran, de la fin de\u00a01940 au printemps de\u00a01942, puis en m\u00e9tropole que Camus va \u00e9laborer son roman. Une premi\u00e8re version manuscrite, pr\u00eate au d\u00e9but de\u00a01943, sera profond\u00e9ment remani\u00e9e. Publi\u00e9e en juin 1947, la Peste vaudra \u00e0 Camus son premier grand succ\u00e8s de librairie (161\u00a0000 exemplaires vendus en deux ans; environ\u00a05 millions d\u2019exemplaires, toutes \u00e9ditions fran\u00e7aises confondues, au d\u00e9but des ann\u00e9es quatre-vingt-dix).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Premi\u00e8re partie. \u00c0 Oran, un jour d\u2019avril\u00a0194., le docteur Rieux d\u00e9couvre le cadavre d\u2019un rat sur son palier. Il accompagne au train son \u00e9pouse, qui part se soigner \u00e0 la montagne. Tandis que d\u2019autres rats affluent dans la ville et agonisent, le concierge du docteur succombe \u00e0 un mal violent et myst\u00e9rieux. Les morts vont se multipliant. On ose enfin prononcer le mot: la \u00abpeste\u00bb. Apr\u00e8s bien des r\u00e9ticences, les autorit\u00e9s se d\u00e9cident \u00e0 \u00abfermer\u00bb la ville.<br \/>\nDeuxi\u00e8me partie. L\u2019enfermement et la peur modifient les comportements collectifs et individuels. Rambert, journaliste parisien s\u00e9par\u00e9 de sa compagne, sollicite en vain l\u2019appui de Rieux pour regagner la m\u00e9tropole. Cottard, un repr\u00e9sentant qui avait pour des raisons inconnues tent\u00e9 de se suicider, puise une curieuse satisfaction dans le malheur de ses concitoyens. Grand, employ\u00e9 de mairie, est plus que jamais absorb\u00e9 \u00e0 \u00e9crire un livre dont il retouche sans cesse la premi\u00e8re phrase. Le p\u00e8re Paneloux appelle les fid\u00e8les \u00e0 m\u00e9diter sur la punition qui leur est envoy\u00e9e par le Ciel. Tarrou, lui, ne croit qu\u2019en l\u2019homme; avec un tranquille h\u00e9ro\u00efsme, il se met \u00e0 la disposition de Rieux, imit\u00e9 bient\u00f4t par Rambert.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8me partie. L\u2019\u00e9t\u00e9 accro\u00eet la puissance du fl\u00e9au. La ville s\u2019organise: on r\u00e9prime des soul\u00e8vements, on enterre \u00e0 la h\u00e2te, on incin\u00e8re. Sans m\u00e9moire et sans avenir, les habitants s\u2019installent dans une r\u00e9signation qui a chass\u00e9 tout sentiment d\u2019amour.<br \/>\nQuatri\u00e8me partie. Rambert, \u00e0 qui s\u2019offrait une chance de quitter la ville, a renonc\u00e9 \u00e0 partir: avec Rieux et Tarrou, il luttera jusqu\u2019au bout. L\u2019agonie d\u2019un enfant (le fils du juge Othon) r\u00e9volte Rieux et jette le trouble dans les certitudes de l\u2019abb\u00e9 Paneloux, qui meurt bient\u00f4t en serrant fi\u00e9vreusement contre lui un crucifix. Tarrou et Rieux trouvent, dans la ti\u00e9deur d\u2019un bain d\u2019automne, une forme de communion amicale. Comment trouver la saintet\u00e9 sans Dieu? s\u2019interroge Tarrou. L\u2019hiver arrive. Et voici que Grand, atteint \u00e0 son tour et que l\u2019on croyait perdu, gu\u00e9rit sous l\u2019effet d\u2019un nouveau s\u00e9rum. Des rats r\u00e9apparaissent dans la ville, vivants.<\/p>\n<p>Cinqui\u00e8me partie. Le fl\u00e9au fait ses derni\u00e8res victimes: Othon, puis Tarrou, qui meurt, serein, au domicile de Rieux. Celui-ci apprend le lendemain, par un t\u00e9l\u00e9gramme, la mort de sa femme. Les portes de la ville s\u2019ouvrent enfin. Nous d\u00e9couvrons l\u2019identit\u00e9 du narrateur: c\u2019est le docteur Rieux lui-m\u00eame, qui a tenu \u00e0 t\u00e9moigner du combat men\u00e9 par des hommes contre le mal. Mais tandis que la ville exulte, il sait que celui-ci peut revenir un jour, et appelle \u00e0 la vigilance.<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Oran, ville \u00abferm\u00e9e\u00bb qui tourne le dos \u00e0 la mer, s\u2019oppose pour Camus aux villes \u00abouvertes\u00bb, telle Alger; \u00e0 ce titre, elle se pr\u00eatait \u00e0 l\u2019atmosph\u00e8re de r\u00e9clusion \u00e9voqu\u00e9e dans la Peste; sa banalit\u00e9 m\u00eame (elle \u00e9tait la plus europ\u00e9enne des villes d\u2019Alg\u00e9rie) la pr\u00e9disposait \u00e0 l\u2019illustration d\u2019un mythe. Une \u00e9pid\u00e9mie de typhus, qui s\u00e9vit en Alg\u00e9rie en\u00a01941-1942, a pu fournir des d\u00e9tails \u00e0 l\u2019intrigue; mais la peste avait \u00e9videmment un pouvoir symbolique plus fort. Camus se documente, \u00e0 cette \u00e9poque, en lisant des ouvrages m\u00e9dicaux (parmi lesquels la D\u00e9fense de l\u2019Europe contre la peste, d\u2019Adrien Proust, le p\u00e8re de Marcel), le Journal de l\u2019ann\u00e9e de la peste, de Daniel Defoe (d\u2019o\u00f9 il tirera l\u2019\u00e9pigraphe de son roman); mais aussi Moby Dick, de Melville, qui illustre les possibilit\u00e9s d\u2019utilisation romanesque d\u2019un mythe. La situation d\u2019une ville coup\u00e9e du reste du monde refl\u00e8te assur\u00e9ment celle de la France de l\u2019Occupation: le fl\u00e9au, dans les deux cas, s\u00e9pare des amants ou des familles, et Rambert, qui veut \u00e0 tout prix quitter la ville, est \u00e0 l\u2019image de ces Fran\u00e7ais qui, bloqu\u00e9s en zone occup\u00e9e, finiront, en se mettant au service de la R\u00e9sistance, par tourner leur malchance en h\u00e9ro\u00efsme. Il faut ajouter qu\u2019une nouvelle fois atteint par l\u2019h\u00e9moptysie, au printemps de\u00a01942, Camus doit quitter sa femme pour partir se soigner en Haute-Loire; surpris par le d\u00e9barquement des Alli\u00e9s en Afrique du Nord, il sera s\u00e9par\u00e9 d\u2019elle jusqu\u2019\u00e0 la Lib\u00e9ration. On ne sous-estimera pas cette particularit\u00e9 du roman qui le rend, selon le mot de Camus lui-m\u00eame, \u00abirrespirable\u00bb: c\u2019est, la m\u00e8re de Rieux except\u00e9e, une histoire d\u2019hommes. Sur cette terre d\u2019Alg\u00e9rie g\u00e9n\u00e9reuse en tentations sensuelles, les femmes repr\u00e9sentent, dans la Peste, l\u2019ailleurs, la privation, la frustration du d\u00e9sir; \u00e0 cet \u00e9gard, une quarantaine peut produire le m\u00eame effet que la guerre ou la prison.<\/p>\n<p>Le s\u00e9jour \u00e0 Oran, une documentation livresque, la guerre, la transposition d\u2019un drame personnel n\u2019\u00e9puisent pourtant pas le sens de la Peste: le roman prolonge la r\u00e9flexion philosophique et morale de l\u2019\u00c9tranger et du Mythe de Sisyphe, largement avanc\u00e9s quand intervient l\u2019armistice de juin 1940. \u00abLe bacille de la peste ne meurt ni ne dispara\u00eet jamais\u00bb, lit-on aux derni\u00e8res lignes du roman. Le symbole se r\u00e9v\u00e8le ici inad\u00e9quat: on peut esp\u00e9rer \u00e9radiquer d\u00e9finitivement la peste, non le mal qu\u2019elle signifie. Si ce mal a pris, en\u00a01940, la forme de la guerre et de l\u2019Occupation, la souffrance de l\u2019homme d\u00e9passe les contingences de l\u2019Histoire. La mort d\u2019un enfant (IV) figure la limite de l\u2019absurde et de l\u2019intol\u00e9rable, jusqu\u2019\u00e0 faire chanceler la foi religieuse. On a parfois sugg\u00e9r\u00e9 que celle-ci n\u2019\u00e9tait pas vraiment absente des pr\u00e9occupations de Camus: min\u00e9 par une sorte de \u00abp\u00e9ch\u00e9 originel\u00bb (le go\u00fbt de son p\u00e8re pour les condamnations \u00e0 mort), Tarrou aspire, suivant sa propre expression, \u00e0 une forme de \u00absaintet\u00e9\u00bb; mais c\u2019est en combattant un mal dont il ignore la signification qu\u2019il se met finalement en accord avec lui-m\u00eame. Camus l\u2019a souvent r\u00e9p\u00e9t\u00e9: \u00abMon royaume tout entier est de ce monde.\u00bb \u00c0 l\u2019exception de Cottard, chacun reproduit l\u2019aventure de Sisyphe, et si Grand ne roule d\u2019autre rocher que la premi\u00e8re phrase d\u2019un roman toujours inachev\u00e9, cette obstination d\u00e9risoire n\u2019est pas moins \u00e9mouvante: \u00e0 sa mani\u00e8re aussi, elle t\u00e9moigne de la grandeur de l\u2019homme devant l\u2019absurde.<\/p>\n<p>La morale de la Peste rel\u00e8ve du sto\u00efcisme (\u00abFais \u00e9nergiquement ta longue et lourde t\u00e2che\u00bb, \u00e9crivait Vigny dans \u201cla Mort du loup\u201d) et de la solidarit\u00e9. C\u2019est ce dernier aspect que met en valeur Camus dans sa r\u00e9ponse \u00e0 Roland Barthes du\u00a011\u00a0janvier\u00a01955: \u00abCompar\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00c9tranger, la Peste marque, sans discussion possible, le passage d\u2019une attitude de r\u00e9volte solitaire \u00e0 la reconnaissance d\u2019une communaut\u00e9 dont il faut partager les luttes. S\u2019il y a \u00e9volution de l\u2019\u00c9tranger \u00e0 la Peste, elle s\u2019est faite dans le sens de la solidarit\u00e9 et de la participation.\u00bb On notera pour le moins que les hommes ne se r\u00e9voltent pas ici contre le mal absurde qui les frappe, au moyen du suicide, du donjuanisme ou de la com\u00e9die, possibles attitudes \u00e9num\u00e9r\u00e9es plus tard dans l\u2019Homme r\u00e9volt\u00e9 et qu\u2019\u00e9carte chemin faisant l\u2019intrigue de la Peste. Mais la critique de Barthes visait avant tout le d\u00e9faut de solidarit\u00e9 de Camus avec l\u2019Histoire pr\u00e9sente. Sartre formule un reproche du m\u00eame genre, avec une virulence qui laisse aujourd\u2019hui pantois: \u00abVous avez pu, dans la Peste, faire tenir le r\u00f4le de l\u2019Allemand par des microbes, sans que nul s\u2019avis\u00e2t de la mystification. Bref, vous avez \u00e9t\u00e9, pendant quelques ann\u00e9es, ce que l\u2019on pourrait appeler le symbole et la preuve de la solidarit\u00e9 des classes.\u00bb C\u2019est ce m\u00eame refus de l\u2019Histoire r\u00e9elle et de l\u2019engagement politique que certains lui reprocheront aussi en s\u2019\u00e9tonnant qu\u2019il ait d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment ignor\u00e9, dans une trag\u00e9die situ\u00e9e en Alg\u00e9rie, ces Arabes sur lesquels Rambert est pr\u00e9cis\u00e9ment venu enqu\u00eater. \u00c0 quoi on r\u00e9pondra que les Arabes composent vraisemblablement une partie de la client\u00e8le de Rieux, mais que d\u00e9tailler les particularit\u00e9s de leur mode de vie e\u00fbt d\u00e9tourn\u00e9 le sens du roman. Camus a prouv\u00e9 ailleurs, comme journaliste ou militant, son aptitude \u00e0 l\u2019engagement. Mais la Peste s\u2019apparente aux romans de Kafka plut\u00f4t qu\u2019aux Chemins de la libert\u00e9 ou qu\u2019\u00e0 la litt\u00e9rature anticolonialiste; reproche-t-on au Ch\u00e2teau ou au Proc\u00e8s de ne pas faire une place suffisante aux conflits ethniques ou politiques des minorit\u00e9s d\u2019Europe centrale?<\/p>\n<p>Le roman de Camus n\u2019atteint pas, il est vrai, le m\u00eame genre d\u2019abstraction que ceux de Kafka. Il pr\u00eatait \u00e0 la critique (sinon aux injures) en multipliant les d\u00e9bats d\u2019id\u00e9es et en donnant le sentiment que les personnages ont trop \u00e9videmment fonction de tenir des discours et de proposer des attitudes devant le fl\u00e9au. On le qualifierait injustement de \u00abroman \u00e0 th\u00e8se\u00bb: \u00abLe roman \u00e0 th\u00e8se, l\u2019\u0153uvre qui prouve, la plus ha\u00efssable de toutes, est celle qui le plus souvent s\u2019inspire d\u2019une pens\u00e9e satisfaite\u00bb, \u00e9crivait Camus dans le Mythe de Sisyphe. Loin de prouver, la Peste t\u00e9moigne d\u2019une recherche. Mais on a parfois, comme dans les romans \u00e0 th\u00e8se, l\u2019impression f\u00e2cheuse que les personnages ne conversent entre eux qu\u2019afin de mieux exposer leur point de vue au lecteur. \u00c0 l\u2019inverse, la communion de Rieux et Tarrou, nageant c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, \u00e0 la m\u00eame cadence, sans prononcer un mot (IV), s\u2019impose comme un des moments privil\u00e9gi\u00e9s du roman.<\/p>\n<p>Outre la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9, la Peste valut \u00e0 Camus cette image de \u00abjuste\u00bb et de moraliste qui l\u2019irritait profond\u00e9ment. Dire que la Peste appartient \u00e0 la grande tradition humaniste de notre litt\u00e9rature n\u2019est pas la meilleure fa\u00e7on de la servir. Aussi faut-il rappeler, comme une \u00e9vidence parfois oubli\u00e9e, qu\u2019elle est surtout un roman, de construction complexe et fortement \u00e9crit. Parce qu\u2019il a \u00abtendu \u00e0 l\u2019objectivit\u00e9\u00bb (III), le narrateur a masqu\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait le docteur Rieux. Le \u00abil\u00bb initial se rend pourtant solidaire de la population en c\u00e9dant la place \u00e0 un \u00abnous\u00bb d\u00e8s le d\u00e9but de la deuxi\u00e8me partie. Au discours du narrateur se superposent parfois les carnets de Tarrou, qui ont incidemment pour fonction de renvoyer \u00e0 Rieux sa propre image. L\u2019\u00e9motion na\u00eet souvent d\u2019un contraste entre le d\u00e9tachement du ton et le tragique des sc\u00e8nes o\u00f9 se peint la pudeur du personnage narrateur, mais o\u00f9 s\u2019exprime aussi une forme d\u2019humour macabre. Mieux que par des d\u00e9bats d\u2019inspiration morale qui ont aliment\u00e9 la pol\u00e9mique, l\u2019art de Camus s\u2019illustre par la sobri\u00e9t\u00e9 des premi\u00e8re et troisi\u00e8me parties. On croirait alors qu\u2019\u00e0 l\u2019image d\u2019Oran, qui tourne le dos \u00e0 la mer, lui-m\u00eame tourne le dos au lyrisme vibrant de Noces et de l\u2019\u00c9t\u00e9 pour s\u2019obliger au d\u00e9pouillement d\u2019une chronique dont le style s\u2019inspire de celui de Daniel Defoe ou de ces historiens (tel Thucydide), dont le narrateur se rem\u00e9more les r\u00e9cits comme pour mieux persuader des origines ancestrales du mal.<\/p>\n<p>Camus a aussi \u00e9crit une pi\u00e8ce, l\u2019\u00c9tat de si\u00e8ge (1948), dont le personnage principal incarne la Peste, et qui n\u2019est pas, malgr\u00e9 la proximit\u00e9 des th\u00e8mes, une adaptation du roman. Cette pi\u00e8ce connut un \u00e9chec complet.<\/p>\n<p>P.L.\u00a0REY<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-379","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/379","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=379"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}