{"id":375,"date":"2026-07-26T09:53:26","date_gmt":"2026-07-26T07:53:26","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=375"},"modified":"2026-07-26T09:53:26","modified_gmt":"2026-07-26T07:53:26","slug":"caligula","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=caligula","title":{"rendered":"Caligula"},"content":{"rendered":"<p>Caligula<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>CALIGULA. Pi\u00e8ce en quatre actes et en prose d\u2019Albert Camus (1913-1960), publi\u00e9e \u00e0 Paris chez Gallimard en 1944, et cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Paris au th\u00e9\u00e2tre H\u00e9bertot le\u00a026\u00a0septembre 1945.<\/p>\n<p>Camus avait trac\u00e9 d\u00e8s janvier 1937, dans ses Carnets, le plan d\u2019une pi\u00e8ce qu\u2019il envisageait d\u2019intituler Caligula ou le Sens de la mort. L\u2019argument s\u2019inspire de l\u2019Histoire des douze C\u00e9sars de Su\u00e9tone, mais aussi des pr\u00e9occupations personnelles de l\u2019\u00e9crivain (aggravation de son \u00e9tat de sant\u00e9, difficult\u00e9 de concilier le bonheur et le tragique dans l\u2019homme). Camus retouchera sa pi\u00e8ce en vue d\u2019une nouvelle publication en\u00a01947, puis la modifiera encore \u00e0 l\u2019occasion de repr\u00e9sentations, notamment celle du festival d\u2019Angers (1957), dont le texte sera publi\u00e9 en\u00a01958.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Depuis la mort de Drusilla, sa s\u0153ur et ma\u00eetresse, Caligula inqui\u00e8te son entourage et scandalise les patriciens de Rome (Acte\u00a0I). \u00abIl veut notre mort \u00e0 tous\u00bb, dit l\u2019un d\u2019eux. Une seule douceur lui permet de continuer \u00e0 vivre: \u00able m\u00e9pris\u00bb (Acte\u00a0II). Ses fantaisies, qui lui apparaissent comme l\u2019expression d\u2019un jeu, sont pour ses sujets l\u2019abus de pouvoir d\u2019un tyran; Cherea, son ami, l\u2019avertit tranquillement qu\u2019il fait partie du complot tram\u00e9 contre lui (Acte\u00a0III). Caligula a consenti \u00e0 mourir; \u00e0 sa compagne Caesonia, il confie le bonheur qu\u2019il \u00e9prouve au fond de son d\u00e9sespoir. Son monologue final (\u00abPersonne n\u2019est innocent\u00bb ) est interrompu par l\u2019assaut des conjur\u00e9s (Acte\u00a0IV).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Si Caligula compte parmi les premiers projets de Camus et, sous sa forme d\u00e9finitive, parmi ses toutes derni\u00e8res \u0153uvres, c\u2019est que l\u2019empereur fou illustre une des constantes de sa pens\u00e9e, mais aussi que Camus n\u2019a cess\u00e9 de t\u00e2tonner pour lui trouver une expression th\u00e9\u00e2trale ad\u00e9quate. Caligula, qui r\u00e9clamait la lune, doit s\u2019avouer \u00e0 la derni\u00e8re sc\u00e8ne qu\u2019il ne l\u2019a pas eue. Il peut d\u00e8s lors attendre la mort. Si c\u2019est l\u00e0 une folie, elle est fondamentalement celle de tout homme. L\u2019absence de r\u00e9ponse \u00e0 son inqui\u00e9tude sur le sens de l\u2019\u00eatre fait de lui une cr\u00e9ature \u00ababsurde\u00bb, et la com\u00e9die dans laquelle il se compla\u00eet est l\u2019une des attitudes que Camus envisage comme possibles, dans le Mythe de Sisyphe, face au silence du monde. S\u2019il n\u2019e\u00fbt \u00e9t\u00e9 empereur, Caligula e\u00fbt pu \u00eatre r\u00e9volt\u00e9; sa condition restreint encore ses choix. Il y a, comme le fit d\u2019embl\u00e9e remarquer Jean Grenier \u00e0 Camus, \u00e0 la fois du Lorenzaccio et du Hamlet dans le personnage. Autant que la difficult\u00e9 de traduire de mani\u00e8re sc\u00e9niquement coh\u00e9rente les nuances d\u2019une interrogation philosophique, la faible consistance des personnages qui entourent le h\u00e9ros explique le relatif insucc\u00e8s de la pi\u00e8ce.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>P.-L.\u00a0REY<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-375","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/375","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=375"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}