{"id":303,"date":"2026-07-25T18:54:37","date_gmt":"2026-07-25T16:54:37","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=303"},"modified":"2026-07-25T18:54:37","modified_gmt":"2026-07-25T16:54:37","slug":"charmes","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=charmes","title":{"rendered":"Charmes"},"content":{"rendered":"<p>Charmes<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>CHARMES. Recueil po\u00e9tique de Paul Val\u00e9ry (1871-1945), publi\u00e9 \u00e0 Paris chez Gallimard en 1922. Tous les textes composant ce recueil \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 parus dans diverses revues (Mercure de France, la Nouvelle Revue fran\u00e7aise, Litt\u00e9rature, l\u2019Amour de l\u2019art&#8230;) au cours des cinq ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Ensemble de vingt et un po\u00e8mes de longueur tr\u00e8s variable et d\u2019une grande diversit\u00e9 de formes et de registres: odes (\u201cAurore\u201d, \u201cCantique des colonnes\u201d, \u201cOde secr\u00e8te\u201d), sonnets (\u201cl\u2019Abeille\u201d, \u201cles Pas\u201d, \u201cles Grenades\u201d, \u201cle Vin perdu\u201d), chansons libertines (\u201cle Sylphe\u201d, \u201cl\u2019Insinuant\u201d), etc. La longueur changeante du vers\u00a0\u2014 pair ou impair\u00a0\u2014 d\u2019un po\u00e8me \u00e0 l\u2019autre et jusqu\u2019\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un m\u00eame po\u00e8me (\u201cla Fausse Morte\u201d) fait de Charmes \u00abun ensemble d\u2019exp\u00e9riences prosodiques\u00bb qui s\u2019organise autour de quatre po\u00e8mes principaux: \u201cFragments du Narcisse\u201d, \u201cla Pythie\u201d, \u201c\u00c9bauche d\u2019un serpent\u201d et \u201cle Cimeti\u00e8re marin\u201d. Selon D.\u00a0Gallois, la composition du recueil d\u00e9termine cinq p\u00e9riodes de tension que l\u2019on peut assimiler \u00e0 cinq actes entrecoup\u00e9s de p\u00e9riodes de d\u00e9tente. Acte I: \u00ables Esp\u00e9rances\u00bb (\u201cAurore\u201d, \u201cAu platane\u201d, \u201cCantique des colonnes\u201d); Acte\u00a0II: \u00abla Tentation de la conscience\u00bb (\u201cFragments du Narcisse\u201d, \u201cla Pythie\u201d); Acte\u00a0III: \u201c\u00c9bauche d\u2019un serpent\u201d; Acte\u00a0IV: \u00abla Tentation de la vie\u00bb (\u201cle Cimeti\u00e8re marin\u201d); Acte V: \u00abVictoire sur la dur\u00e9e\u00bb (\u201cPalme\u201d).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Si le mot latin carmina signifie \u00abpi\u00e8ces de vers\u00bb, il \u00e9voque \u00e9galement l\u2019instrument magique capable de produire cet \u00abenchantement\u00bb que Val\u00e9ry fixe pour objectif \u00e0 la po\u00e9sie. \u00abUn rien fait naufrager un beau po\u00e8me, compromet l\u2019accomplissement, brise le charme\u00bb, \u00e9crit-il en pla\u00e7ant ce recueil sous l\u2019influence de Victor Hugo (Toute la lyre), dont il admire la prodigieuse vari\u00e9t\u00e9 et la f\u00e9condit\u00e9 d\u2019inspiration. Apr\u00e8s l\u2019\u00e9veil \u00e0 la po\u00e9sie que constitue \u201cAurore\u201d (\u00abSalut! encore endormies \/ \u00c0 vos sourires jumeaux \/ Similitudes amies \/ Qui brillez parmi les mots!), les \u201cFragments du Narcisse\u201d reprennent un th\u00e8me cher \u00e0 Val\u00e9ry, \u00e9voqu\u00e9 d\u00e8s l\u2019Album de vers anciens et sur lequel il reviendra encore en\u00a01939 dans la \u201cCantate du Narcisse\u201d. Ce soliloque constitue selon le po\u00e8te \u00abune sorte de contrepartie \u00e0 ce po\u00e8me si s\u00e9v\u00e8re et si obscur de \u201cla Jeune Parque\u201d\u00a0[&#8230;]. L\u2019auteur l\u2019a voulu simple dans sa forme, en faisant surtout porter son effort sur l\u2019harmonie m\u00eame de la langue\u00bb et sur \u00abla combinaison de la p\u00e9riode syntaxique et de cette structure musicale perp\u00e9tuelle, le vers\u00bb. Car la trag\u00e9die de Narcisse est \u00able plus simple des drames possibles\u00bb, celui qui r\u00e9sulte de la confrontation de l\u2019homme, comme \u00abconnaissance parfaitement g\u00e9n\u00e9rale\u00bb, avec son image d\u2019\u00ab\u00eatre d\u00e9fini et particulier\u00bb: \u00abun miroir nous montre quelqu\u2019un, \u00e0 la place m\u00eame o\u00f9 nous croyons \u00eatre tout\u00bb (Cahiers). Narcisse, \u00abin\u00e9puisable Moi\u00bb, absorb\u00e9 par la curiosit\u00e9 de son essence, s\u2019\u00e9puise vainement au miroir de l\u2019onde qu\u2019il baise enfin, forc\u00e9 par la tomb\u00e9e du jour de laisser fuir \u00abl\u2019insaisissable amour\u00bb.<\/p>\n<p>Au calme de la contemplation des eaux succ\u00e8de imm\u00e9diatement la transe la plus effr\u00e9n\u00e9e. La Pythie, vierge \u00e9lue, est poss\u00e9d\u00e9e par la divinit\u00e9 qui s\u2019est insinu\u00e9e en elle: \u00abVois de tout mon corps l\u2019arc obsc\u00e8ne \/ Tendre \u00e0 se rompre\u00a0[&#8230;].\u00bb Jusqu\u2019\u00e0 son libre arbitre et son langage lui \u00e9chappent. Soufflant des \u00abmots \u00e9cumants\u00bb, en proie \u00e0 \u00abl\u2019ouragan des songes\u00bb qui lui fait vivre les affres de la mort en des \u00abrites odieux\u00bb, le moi fait la d\u00e9couverte de son myst\u00e8re et de son corps rebelle. Ce drame tire son origine d\u2019une simple discussion avec Pierre Lou\u00ffs sur le vers de huit syllabes, et du vers qui s\u2019\u00e9tait alors impos\u00e9 au po\u00e8te: \u00abP\u00e2le, profond\u00e9ment mordue.\u00bb Il recourut \u00e0 la strophe r\u00e9guli\u00e8re de dix vers (ababccdeed) pour traduire le \u00absentiment physiologique de la conscience\u00bb qui tire des d\u00e9chirements obscurs de son \u00eatre le divin langage po\u00e9tique: \u00abBelles cha\u00eenes en qui s\u2019engage \/ Le Dieu dans la chair \u00e9gar\u00e9\u00bb&#8230; En contrepoint, puisque la m\u00eame technique y fut utilis\u00e9e (la strophe de dix octosyllabes), la virtuosit\u00e9 de Val\u00e9ry aboutit \u00e0 un r\u00e9sultat tout diff\u00e9rent dans \u201c\u00c9bauche d\u2019un serpent\u201d. \u00abBouffon quoique sinistre\u00bb, ce long po\u00e8me propose une r\u00e9\u00e9criture ironique de la tentation. Dans ce monologue inspir\u00e9 des Ma\u00eetres Chanteurs, le po\u00e8te a \u00abexag\u00e9r\u00e9 expr\u00e8s assonances et allit\u00e9rations\u00bb. James R.\u00a0Lawler y rel\u00e8ve non moins de dix sch\u00e9mas de rimes diff\u00e9rents et une strophe, la dix-septi\u00e8me\u00a0\u2014 apart\u00e9 entre parenth\u00e8ses\u00a0\u2014 compos\u00e9e uniquement de rimes masculines. Dieu, cr\u00e9ateur de \u00abprodiges imparfaits\u00bb, y fait na\u00eetre l\u2019homme d\u2019\u00abun soupir de d\u00e9sespoir\u00bb tandis que le serpent y exalte l\u2019amour de soi et le \u00abgo\u00fbt du n\u00e9ant\u00bb si cher \u00e0 Baudelaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pr\u00e9sentation<\/p>\n<p>Le parfait sonnet des \u201cGrenades\u201d o\u00f9 les fruits sont pareils \u00e0 \u00abdes fronts souverains \/ \u00c9clat\u00e9s de leurs d\u00e9couvertes\u00bb conduit alors le lecteur \u00e0 cette longue introspection qu\u2019est \u201cle Cimeti\u00e8re marin\u201d. Ce po\u00e8me, paru en juin 1920 dans la Nouvelle Revue fran\u00e7aise, suscita imm\u00e9diatement des commentaires \u00e9logieux. Il est compos\u00e9 de vingt-quatre strophes de structure aabccb (distique suivi d\u2019un quatrain \u00e0 rimes embrass\u00e9es), ce qui permet d\u2019\u00e9viter le c\u00f4t\u00e9 parfois trop narratif des rimes plates.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>Le Cimeti\u00e8re marin. Le po\u00e8me pr\u00e9sente un homme seul m\u00e9ditant devant le spectacle de la mer vue depuis le cimeti\u00e8re de S\u00e8te. D\u2019abord charm\u00e9 par le spectacle du miroitement de la mer (strophes\u00a01-2) en lequel il se fond progressivement jusqu\u2019\u00e0 en faire le miroir de son int\u00e9riorit\u00e9 (3-4), le spectateur s\u2019abandonne bient\u00f4t \u00e0 l\u2019imagination de sa fin prochaine (5-6); face au soleil de justice, sa grandeur interne lui appara\u00eet comme une \u00absombre et sonore citerne\u00bb (7-8). Il r\u00e9v\u00e8le alors les raisons de son attirance pour ce lieu sacr\u00e9: la pr\u00e9sence de ces \u00ababsents\u00bb que la mer garde comme une chienne (9-11), le d\u00e9pouillement et l\u2019immobilit\u00e9 de midi qui favorisent la clart\u00e9 de l\u2019esprit (12-15). L\u2019observateur constitue le seul \u00abd\u00e9faut\u00bb de ce \u00abgrand diamant\u00bb o\u00f9 les \u00e9mois et les joies des d\u00e9funts sont rentr\u00e9s \u00abdans le jeu\u00bb (16). Le po\u00e8te se r\u00e9volte alors contre le mensonge de cette mort trop belle et contre les maigres consolations de l\u2019immortalit\u00e9 (17-18). Le ver rongeur est l\u2019apanage des vivants, qu\u2019il soit amour ou haine de soi (19-20); le po\u00e8te appara\u00eet comme prisonnier d\u2019une vibrante immobilit\u00e9 (21). Mais le charme solaire est bris\u00e9 \u00abpar une fra\u00eecheur de la mer exhal\u00e9e\u00bb qui engendre un mouvement de refus\u00a0\u2014 \u00abNon, non!&#8230;\u00bb\u00a0\u2014 (22) suivi d\u2019un retour \u00e0 la vie\u00a0\u2014 \u00abOui!\u00bb\u00a0\u2014 marqu\u00e9 par une s\u00e9rie d\u2019imp\u00e9ratifs accompagnant le mouvement retrouv\u00e9 de l\u2019eau et du vent (23-24).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Selon les M\u00e9moires du po\u00e8te (voir Vari\u00e9t\u00e9\u00a0III,\u00a01936), \u201cle Cimeti\u00e8re marin\u201d est le fruit d\u2019une \u00ab\u00e9thique de la forme\u00bb, \u00abune recherche plut\u00f4t qu\u2019une d\u00e9livrance\u00bb. Sa forme d\u00e9finitive n\u2019est que \u00able r\u00e9sultat de la section d\u2019un travail int\u00e9rieur par un \u00e9v\u00e9nement fortuit\u00bb. Un apr\u00e8s-midi de\u00a01920, Jacques Rivi\u00e8re, enchant\u00e9 par sa lecture, le ravit au po\u00e8te et le publia dans la Nouvelle Revue Fran\u00e7aise du\u00a01er juin. La gen\u00e8se du \u201cCimeti\u00e8re marin\u201d, telle qu\u2019elle est \u00e9voqu\u00e9e dans les M\u00e9moires du po\u00e8te, s\u2019effectue elle aussi \u00e0 partir d\u2019une structure formelle. \u00abCette intention ne fut d\u2019abord qu\u2019une figure rythmique vide\u00bb: le d\u00e9casyllabe, vers un peu d\u00e9laiss\u00e9 par la po\u00e9sie fran\u00e7aise. Une gageure en r\u00e9sulte: il s\u2019agit de \u00abtenter de porter ce Dix \u00e0 la puissance du Douze\u00bb. Vient ensuite l\u2019id\u00e9e de la strophe de six vers, puis de la composition cr\u00e9ant des \u00abcontrastes\u00bb ou \u00abcorrespondances\u00bb entre les strophes. C\u2019est seulement alors que la forme impose le sujet: \u00ables th\u00e8mes les plus simples et les plus constants de ma vie affective et intellectuelle\u00bb. On peut douter d\u2019ailleurs de cette affirmation dans la mesure o\u00f9 ces th\u00e8mes, Val\u00e9ry n\u2019a justement cess\u00e9 de leur donner vie par l\u2019interm\u00e9diaire de toutes les \u00abformes\u00bb possibles. Ainsi, dans le dialogue Eupalinos, c\u2019est la m\u00e9ditation de Socrate contemplant le fleuve du temps depuis le royaume des morts qui engendre ses r\u00e9flexions sur l\u2019art. Parall\u00e8lement, la jeune Parque rena\u00eet face \u00e0 l\u2019oc\u00e9an apr\u00e8s un corps \u00e0 corps avec la mort. On constate que dans un cas le dialogue en prose, et dans l\u2019autre l\u2019alexandrin, sont au service d\u2019une aventure de l\u2019esprit tout \u00e0 fait analogue \u00e0 celle qu\u2019\u00e9voque \u201cle Cimeti\u00e8re marin\u201d. Cette fois cependant, le po\u00e8te parle en son nom propre, et le d\u00e9casyllabe, moins solennel, permet l\u2019expression de sentiments plus intimes. Loin d\u2019\u00eatre une \u00abtentation de la vie\u00bb comme l\u2019indique D.\u00a0Gallois, \u201cle Cimeti\u00e8re marin\u201d est une exaltation de la vie retrouv\u00e9e apr\u00e8s une descente \u00e9prouvante au royaume des morts.<\/p>\n<p>La composition du po\u00e8me indiqu\u00e9e ici n\u2019est qu\u2019approximative. En effet les transitions sont souvent amorc\u00e9es d\u00e8s la fin d\u2019une strophe. Par exemple, \u00e0 la fin de la strophe\u00a013 sur l\u2019immobilit\u00e9 de midi, on trouve soudain le vers \u00abJe suis en toi le secret changement\u00bb. Les pens\u00e9es en mouvement y sont, comme les cadences, les rythmes, etc., des moyens d\u2019\u00abengendrer en nous un monde\u00a0\u2014 ou un mode d\u2019existence tout harmonique\u00bb. Dans l\u2019immobilit\u00e9 de midi, le regard et le moi cessent de s\u2019appartenir. Le \u00ablong regard sur le calme des cieux\u00bb se m\u00e9tamorphose en cet \u00ab\u0153il\u00bb de l\u2019\u00abeau sourcilleuse\u00bb et en un regard port\u00e9 par le ciel sur le changement du vivant. Tout le po\u00e8me est construit sur un dialogue entre la lumi\u00e8re et l\u2019ombre (le vivant et les morts) rompu finalement par le surgissement du vent et des vagues en leur pur mouvement. Dans cette perspective, le point d\u2019orgue du po\u00e8me est la c\u00e9l\u00e8bre strophe sur Z\u00e9non d\u2019\u00c9l\u00e9e, o\u00f9 la m\u00e9ditation tendue \u00e0 se rompre impose un instant la coexistence oxymorique des contraires (\u00abAchille immobile \u00e0 grands pas\u00bb). Le vivant se trouve alors, comme dans la plus haute perfection artistique, \u00e0 l\u2019extr\u00eame proximit\u00e9 de la mort. Cette tension ne pouvant aucunement \u00eatre perp\u00e9tu\u00e9e, c\u2019est aussit\u00f4t l\u2019\u00e9veil et le retour au mouvement d\u2019une vie cette fois revendiqu\u00e9e. Si cette aventure en esprit s\u2019est inscrite dans un syst\u00e8me conventionnel d\u2019allit\u00e9rations, de c\u00e9sures bien marqu\u00e9es et de rimes riches, c\u2019est sans doute aussi parce que les conventions de la po\u00e9sie r\u00e9guli\u00e8re ont pour propri\u00e9t\u00e9, selon Val\u00e9ry, d\u2019imiter \u00able r\u00e9gime monotone de la machine du corps vivant\u00bb. R\u00e9gime qu\u2019il lui a \u00e9t\u00e9 loisible de rompre par nombre d\u2019exclamations ou d\u2019interrogations.<\/p>\n<p>Le cycle de \u00abl\u2019\u00e9veil des id\u00e9es\u00bb ouvert dans \u201cAurore\u201d peut alors trouver son accomplissement dans la parabole \u00e9galement impaire de \u201cPalme\u201d o\u00f9 le recueil appara\u00eet comme ployant sous le faix de ses fruits po\u00e9tiques et \u00abdigne de s\u2019attendre \/ \u00c0 la seule main des dieux\u00bb.<\/p>\n<p>A.\u00a0SCHAFFNER<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-303","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/303","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=303"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}