{"id":263,"date":"2026-07-25T14:36:15","date_gmt":"2026-07-25T12:36:15","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=oeuvre&#038;p=263"},"modified":"2026-07-25T14:36:15","modified_gmt":"2026-07-25T12:36:15","slug":"poesie-ininterrompue","status":"publish","type":"oeuvre","link":"https:\/\/paulatim.net\/?oeuvre=poesie-ininterrompue","title":{"rendered":"Po\u00e9sie ininterrompue"},"content":{"rendered":"<p>Po\u00e9sie ininterrompue<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>PO\u00c9SIE ININTERROMPUE. Po\u00e8me de Paul \u00c9luard, pseudonyme d\u2019Eug\u00e8ne Paul Grindel (1895-1952), publi\u00e9 \u00e0 Paris chez Pierre Bordas en 1946.<\/p>\n<p>Po\u00e9sie ininterrompue se pr\u00e9sente comme un seul et long po\u00e8me formant une totalit\u00e9, unique par son ampleur dans l\u2019\u0153uvre d\u2019\u00c9luard, rare dans la po\u00e9sie fran\u00e7aise d\u2019apr\u00e8s-guerre, \u00e0 l\u2019exception de certains po\u00e8mes de Pierre Emmanuel ou, surtout, de Dans le leurre du seuil d\u2019Yves Bonnefoy, qui en est formellement tr\u00e8s proche malgr\u00e9 une th\u00e9matique tr\u00e8s diff\u00e9rente. \u00c9luard, peu avant sa mort, pr\u00e9parait une nouvelle \u00e9dition de ce po\u00e8me majeur, sans doute le plus important apr\u00e8s Capitale de la douleur, qui devait comprendre en outre \u201cMoralit\u00e9 du sommeil\u201d, \u201cle Travail du po\u00e8te\u201d, \u201cle Travail du peintre\u201d, \u201c\u00c0 l\u2019\u00e9chelle animale\u201d, \u201cl\u2019\u00c2ge de la vie\u201d, \u201cAilleurs ici partout\u201d, \u201cBlason d\u00e9dor\u00e9 de mes r\u00eaves\u201d, \u201c\u00c9pitaphes\u201d, \u201cAbolir les myst\u00e8res\u201d, \u201cle Ch\u00e2teau des pauvres\u201d. L\u2019ensemble parut chez Gallimard en\u00a01953 sous le titre Po\u00e9sie ininterrompue\u00a0II, et constitue l\u2019\u00e9dition courante du recueil en collection de poche.<\/p>\n<p>Depuis le pamphlet de Benjamin P\u00e9ret, le D\u00e9shonneur des po\u00e8tes, le lyrisme g\u00e9n\u00e9reux de la po\u00e9sie de la R\u00e9sistance \u00e9tait de plus en plus critiqu\u00e9. Po\u00e9sie ininterrompue, qui \u00abrend compte du r\u00e9el\u00bb, r\u00e9pond \u00e0 ces attaques en r\u00e9affirmant la fonction sociale de la po\u00e9sie ainsi qu\u2019\u00c9luard l\u2019avait fait dans Cours naturel en\u00a01938. \u00c0 son habitude le po\u00e8te entrelace musicalement les th\u00e8mes \u00e9rotique, social et po\u00e9tique qui se font \u00e9cho dans la composition contrapuntique d\u2019un \u00abmouvement perp\u00e9tuel\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Synopsis<\/p>\n<p>La composition concert\u00e9e de ce long po\u00e8me\u00a0\u2014 qui ne ressortit donc nullement \u00e0 l\u2019artifice du recueil, comme les autres ouvrages d\u2019\u00c9luard\u00a0\u2014 permet de d\u00e9gager un itin\u00e9raire, une trajectoire lin\u00e9aire et continue, qui montre combien il s\u2019est d\u00e9tach\u00e9 du langage \u00e9clat\u00e9 des premiers po\u00e8mes dada\u00efstes. Apr\u00e8s une longue s\u00e9quence consacr\u00e9e \u00e0 la naissance du couple amoureux, le po\u00e8me proc\u00e8de d\u2019un dynamisme ascensionnel qui, par degr\u00e9s, de la mis\u00e8re quotidienne d\u2019o\u00f9 na\u00eet \u00able regret d\u2019\u00eatre au monde\u00bb, l\u2019achemine progressivement jusqu\u2019\u00e0 la conqu\u00eate de la libert\u00e9 et du bonheur: \u00abNous partirons d\u2019en bas nous partirons d\u2019en haut\u00bb, d\u00e9clare le po\u00e8te au seuil de ce parcours. Cette envol\u00e9e est scand\u00e9e par la formule\u00a0\u2014 au sens de la \u00abdiction formulaire\u00bb de l\u2019\u00e9pop\u00e9e\u00a0\u2014 \u00abSi nous montions d\u2019un degr\u00e9\u00bb, qui, \u00e0 chaque fois, introduit une s\u00e9rie de courts distiques d\u00e9crivant un \u00abcercle\u00bb nouveau de la condition humaine, sous l\u2019angle social en particulier. Les derni\u00e8res pages signifient la victoire sur le mal, et l\u2019exhortation de la phrase conditionnelle \u00e0 l\u2019imparfait c\u00e8de la place \u00e0 l\u2019affirmation au pr\u00e9sent: \u00abEt nous montons \/ Les derniers arguments du n\u00e9ant sont vaincus\u00a0[&#8230;] \/ Et c\u2019est tr\u00e8s vite \/ La libert\u00e9 conquise \/ La libert\u00e9 feuille de mai.\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Critique<\/p>\n<p>Le bonheur, \u00abrefl\u00e9t\u00e9\u00bb par le \u00abmiroir\u00bb du po\u00e8me, r\u00e9side dans le passage d\u2019\u00abun monde sans image\u00bb au \u00absein offert \/ De l\u2019image reconquise\u00bb. \u00c9luard identifie une fois encore l\u2019acte po\u00e9tique \u00e0 l\u2019union amoureuse et, au-del\u00e0, \u00e0 la fraternit\u00e9 en conf\u00e9rant \u00e0 l\u2019image, outre sa valeur visuelle, une valeur tactile: \u00abImage \u00f4 contact parfait.\u00bb La progression vers la libert\u00e9, existentielle, politique et po\u00e9tique, est ainsi mise en abyme par le texte en train de s\u2019\u00e9crire. De la m\u00eame fa\u00e7on, le cours du po\u00e8me s\u2019\u00e9coule, en amont, d\u2019un monde o\u00f9 \u00ables yeux ont disparu\u00bb au r\u00e8gne des \u00abyeux immortels\u00bb qui s\u2019ouvrent pour \u00e9treindre le r\u00e9el: \u00abEt moi les mains ouvertes \/ Comme des yeux.\u00bb<\/p>\n<p>Ce parcours initiatique se construit parall\u00e8lement \u00e0 travers le jeu subtil des personnes. Le po\u00e8me s\u2019ouvre sur une \u00e9vocation de la femme \u00e0 travers une litanie de qualificatifs et de participes emprunt\u00e9e \u00e0 la lyrique amoureuse du\u00a0XVIe si\u00e8cle, dont \u00c9luard donne un exemple dans Sentiers et Routes de la po\u00e9sie (1952). La s\u00e9quence: \u00abNue effac\u00e9e ensommeill\u00e9e \/ Choisie sublime solitaire \/ Profonde oblique matinale&#8230;\u00bb laisse alors attendre le th\u00e8me de ces pr\u00e9dicats. Mais, selon une rupture de construction dont \u00c9luard est coutumier, suit une question: \u00abSommes-nous deux ou suis-je solitaire?\u00bb L\u2019interrogation, qui porte sur l\u2019identit\u00e9 du locuteur, montre la difficult\u00e9 \u00e0 distribuer les r\u00f4les dans cet \u00abentretien infini\u00bb. Certes, il semblerait naturel que le po\u00e8te parle ici; pourtant, les qualificatifs des strophes suivantes, au f\u00e9minin, indiquent que c\u2019est bien plut\u00f4t la femme, dont la solitude est sans cesse rappel\u00e9e, qui s\u2019exprime, de sorte que la litanie des pr\u00e9dicats appara\u00eet r\u00e9trospectivement comme appos\u00e9e au \u00abje\u00bb implicite de la femme. De destinatrice qu\u2019elle est habituellement chez \u00c9luard, la femme prend ici l\u2019initiative de la parole:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Revenue de la mort revenue de la vie<br \/>\nJe passe de juin \u00e0 d\u00e9cembre<br \/>\nPar un miroir indiff\u00e9rent<br \/>\nTout au creux de la vue&#8230;<\/p>\n<p>La comparaison, qu\u2019on retrouvera \u00e0 la fin du po\u00e8me\u00a0\u2014 \u00abComme une femme solitaire\u00bb\u00a0\u2014 atteste que \u00abrien ne peut d\u00e9ranger l\u2019ordre de la lumi\u00e8re \/ O\u00f9\u00a0[elle] n\u2019[est] qu\u2019[elle]-m\u00eame\u00bb, \u00abmultipliant\u00a0[s]on image\u00bb.<br \/>\nPar cette figure f\u00e9minine d\u00e9doubl\u00e9e, l\u2019analogie entre Po\u00e9sie ininterrompue et la Jeune Parque para\u00eet saisissante. La question \u00abSommes-nous deux ou suis-je solitaire?\u00bb rappelle en effet le d\u00e9but du po\u00e8me de Val\u00e9ry: \u00abQui pleure l\u00e0, sinon le vent simple, \u00e0 cette heure \/ Seule, avec diamants extr\u00eames?&#8230; Mais qui pleure, \/ Si proche de moi-m\u00eame au moment de pleurer?\u00bb, o\u00f9 la Parque noue un \u00abdialogue\u00bb avec sa \u00abs\u0153ur\u00bb et \u00abinterroge\u00a0[s]on c\u0153ur\u00bb pour savoir si elle est \u00abseule\u00bb. Le probl\u00e8me du couple, chez \u00c9luard, passe par une r\u00e9flexion monologique de la femme sur elle-m\u00eame qui, comme la Parque \u00ab[s]e voyait\u00a0[s]e voir\u00bb. Par sa premi\u00e8re partie, le po\u00e8me s\u2019apparente au genre du \u00abmonologue dramatique\u00bb auquel appartient le po\u00e8me de Val\u00e9ry. Les images de l\u2019aube qui na\u00eet sur le corps de la femme confirmeraient encore la parent\u00e9 avec la Jeune Parque et les \u00ab\u00eeles de\u00a0[s]on sein nu\u00bb:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le soleil na\u00eet sur la tranche d\u2019un fruit<br \/>\nLa lune na\u00eet au sommet de mes seins<br \/>\nLe soleil fuit sur la ros\u00e9e<\/p>\n<p>Il faut attendre ensuite l\u2019irruption de \u00abl\u2019homme aux lentes barbaries\u00bb pour que cette relation narcissique de la femme avec elle-m\u00eame\u00a0\u2014 \u00abJe suis ma m\u00e8re et mon enfant\u00a0[&#8230;]. Je suis mon rayon de soleil \/ Et je suis mon bonheur nocturne&#8230;\u00bb\u00a0\u2014, soulign\u00e9e par les possessifs, laisse un v\u00e9ritable dialogue s\u2019\u00e9tablir, et avec lui \u00abla nuit des grands rapports humains\u00bb. Mais, auparavant, le po\u00e8te prenant la parole \u00e0 son tour, fait de la femme et de l\u2019\u00abhomme\u00bb le sujet d\u2019un r\u00e9cit \u00e0 la troisi\u00e8me personne et au pass\u00e9:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il se mit \u00e0 genoux pour un premier baiser<br \/>\nLa nuit \u00e9tait pareille \u00e0 la nuit d\u2019autrefois<br \/>\nEt ce fut le d\u00e9part et la fin du pass\u00e9<br \/>\nLa conscience am\u00e8re qu\u2019il avait v\u00e9cu<br \/>\nAlors il r\u00e9veilla les ombres endormies<\/p>\n<p>Ce r\u00e9cit permet d\u2019instaurer une dur\u00e9e\u00a0\u2014 \u00abEt j\u2019\u00e9cris pour marquer les ann\u00e9es et les jours \/ Les heures et les hommes leur dur\u00e9e\u00bb\u00a0\u2014 gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9union du pass\u00e9 relat\u00e9, du pr\u00e9sent de l\u2019\u00e9criture et de l\u2019avenir esp\u00e9r\u00e9. Ce va-et-vient entre les trois dimensions du temps est caract\u00e9ristique de Po\u00e9sie ininterrompue, tandis que les autres recueils ont tendance \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer un pr\u00e9sent qui confine \u00e0 l\u2019intemporel. Comme dans la Jeune Parque, c\u2019est l\u2019adverbe \u00abhier\u00bb qui d\u00e9clenche le jeu temporel propice au r\u00e9cit, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 un temps divis\u00e9 en trois \u00e9poques: \u00abHier c\u2019est la jeunesse hier c\u2019est la promesse.\u00bb Et le po\u00e8me de jouer syst\u00e9matiquement sur les oppositions entre le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et l\u2019avenir. L\u2019intemporalit\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9e par le titre Po\u00e9sie ininterrompue, marqu\u00e9e typographiquement par les points de suspension en ouverture et \u00e0 la fin du po\u00e8me, comme si le po\u00e8te avait tranch\u00e9 dans une parole infinie, est alors celle du devenir. Non pas un nunc stans\u00a0\u2014 un pr\u00e9sent \u00e9largi aux limites du temps comme c\u2019est souvent le cas dans les Yeux fertiles ou dans Capitale de la douleur\u00a0\u2014, mais plut\u00f4t l\u2019inlassable projection du pass\u00e9 dans l\u2019avenir. De l\u00e0 le \u00abrefrain\u00bb de l\u2019aurore, de la naissance continuelle, de la \u00abpremi\u00e8re parole\u00bb, de la \u00abchair nouvelle\u00bb qui scande la dur\u00e9e. Po\u00e9sie ininterrompue s\u2019\u00e9tablit dans ce \u00abrythme de l\u2019infini\u00bb o\u00f9 \u00abTout se vide et se remplit\u00bb comme un c\u0153ur qui bat. Cette pulsation du temps organique est clairement repr\u00e9sent\u00e9e par l\u2019espace m\u00eame du texte, qui fait alterner les longues coul\u00e9es verbales de l\u2019expansion en vers libres proches, parfois, du verset, avec les courts distiques de la constriction, o\u00f9 \u00c9luard retrouve des m\u00e8tres quasi r\u00e9guliers (7\/8 syllabes). La musicalit\u00e9 du po\u00e8me tient largement \u00e0 ce rythme incantatoire stigmatis\u00e9 par Benjamin P\u00e9ret.<\/p>\n<p>Mais le r\u00e9cit accompagne surtout l\u2019\u00e9mergence dialogique d\u2019un \u00abnous\u00bb qui permet de d\u00e9passer dans l\u2019union amoureuse la solitude narcissique de l\u2019homme et de la femme: \u00abMais entre nous \/ Une aube na\u00eet de chair ardente.\u00bb Le bonheur, en effet, \u00abcommence \u00e0 deux\u00bb. Pareille union est alors \u00e9largie \u00e0 la dimension cosmique (\u00abLe jour incarne nos couleurs \/ Le feu nos yeux et la mer notre union\u00bb), si bien que les amants peuvent annoncer triomphalement: \u00abNous prendrons possession du monde.\u00bb La femme, selon une image circulaire d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente dans le c\u00e9l\u00e8bre \u00abLa courbe de tes yeux&#8230;\u00bb de Capitale de la douleur, est ainsi identifi\u00e9e au \u00absoleil\u00bb: Et tu restes au centre \/ De tout comme un soleil consentant au bonheur.\u00bb<\/p>\n<p>Ce \u00abnous\u00bb inclusif de la communication peut alors se d\u00e9composer \u00e0 son tour en un \u00abmoi\u00bb et un \u00abtoi\u00bb sur le mode du dialogue, pour se rassembler de nouveau en un \u00abnous\u00bb selon le m\u00eame rythme pulsatile, \u00e0 l\u2019extr\u00eame fin du po\u00e8me:<\/p>\n<p>Nous deux toi toute nue<br \/>\nMoi tel que j\u2019ai v\u00e9cu<br \/>\nToi la source du sang<br \/>\nEt moi les mains ouvertes<br \/>\nComme des yeux<br \/>\nNous deux nous ne vivons que pour \u00eatre fid\u00e8les<br \/>\n\u00c0 la vie<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D.\u00a0COMBE<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-263","oeuvre","type-oeuvre","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre\/263","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/oeuvre"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/oeuvre"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=263"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}