{"id":89,"date":"2026-07-21T15:46:33","date_gmt":"2026-07-21T13:46:33","guid":{"rendered":"https:\/\/paulatim.net\/?post_type=ecrivain&#038;p=89"},"modified":"2026-07-25T14:28:46","modified_gmt":"2026-07-25T12:28:46","slug":"lautreamont","status":"publish","type":"ecrivain","link":"https:\/\/paulatim.net\/?ecrivain=lautreamont","title":{"rendered":"Isidore Ducasse"},"content":{"rendered":"<p>Lautr\u00e9amont comte de, pseudonyme d\u2019Isidore Ducasse<br \/>\n(1846-1870)<\/p>\n<p>Biographie de l\u2019auteur \u00e0 la fin de la liste des \u0153uvres.<\/p>\n<p>Chants de Maldoror (les)<br \/>\nPo\u00e9sies<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Biographie<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>1809<br \/>\n12\u00a0mars: naissance de Fran\u00e7ois Ducasse, p\u00e8re d\u2019Isidore, \u00e0 Bazet, au nord de Tarbes (Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es). Famille de propri\u00e9taires agriculteurs.<\/p>\n<p>1821<br \/>\n19\u00a0mai: naissance de Jacquette Davezac, m\u00e8re d\u2019Isidore, \u00e0 Sarniguet, village voisin.<\/p>\n<p>1839<br \/>\nFran\u00e7ois Ducasse part pour Montevideo (Uruguay), comme plusieurs milliers de compatriotes de sa r\u00e9gion. Jacquette Davezac semble \u00eatre venue s\u2019\u00e9tablir dans la m\u00eame ville en 1841.<\/p>\n<p>1846<br \/>\n21 f\u00e9vr.: mariage religieux de Fran\u00e7ois Ducasse, commis au consulat de France, et de Jacquette Davezac. Celle-ci est enceinte de sept mois.<\/p>\n<p>4\u00a0avril: naissance d\u2019Isidore Ducasse \u00e0 Montevideo. Il sera baptis\u00e9 dix-neuf mois plus tard (16 nov. 1847).<\/p>\n<p>1851<br \/>\n2 d\u00e9c.: en France, coup d\u2019\u00c9tat de Louis-Napol\u00e9on Bonaparte, qui l\u2019ann\u00e9e suivante devient empereur sous le nom de Napol\u00e9on III.<\/p>\n<p>1859<br \/>\nJuill.: Isidore Ducasse s\u2019embarque pour la France (deux mois de travers\u00e9e). En oct., \u00e0 treize ans, il devient interne au lyc\u00e9e imp\u00e9rial de Tarbes: classes de sixi\u00e8me, cinqui\u00e8me, puis quatri\u00e8me. Il y a pour condisciples Georges Dazet et Henri Mue. Ses r\u00e9sultats sont bons, mais sans \u00e9clat.<\/p>\n<p>En ao\u00fbt\u00a01862, il quitte le lyc\u00e9e de Tarbes. Il a d\u00fb recevoir, en 1862-1863, une formation priv\u00e9e, destin\u00e9e \u00e0 lui faire rattraper son retard.<\/p>\n<p>1863<br \/>\nOct.: entr\u00e9e au lyc\u00e9e imp\u00e9rial de Pau, o\u00f9 il effectue ses classes de rh\u00e9torique (premi\u00e8re) et de philosophie. Il a pour professeur de rh\u00e9torique Gustave Hinstin, et pour condisciples Paul Lesp\u00e8s et Georges Minvielle.<\/p>\n<p>1865<br \/>\nAo\u00fbt: Isidore Ducasse a-t-il obtenu son baccalaur\u00e9at? On n\u2019a trouv\u00e9 aucune trace de son nom dans les archives universitaires. Il a d\u00fb s\u00e9journer \u00e0 Tarbes au cours des deux ann\u00e9es suivantes.<\/p>\n<p>1867<br \/>\n21\u00a0mai: la pr\u00e9fecture des Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es lui d\u00e9livre un passeport pour Montevideo. Le 25, le jeune homme s\u2019embarque \u00e0 Bordeaux.<br \/>\nFin de l\u2019ann\u00e9e: d\u2019apr\u00e8s les souvenirs de Lacroix, premier \u00e9diteur de Ducasse, celui-ci \u00e9tait revenu en France et vivait \u00e0 Paris, dans un h\u00f4tel situ\u00e9 23,\u00a0rue Notre-Dame-des-Victoires.<\/p>\n<p>&amp;1868<br \/>\nAo\u00fbt: publication des Chants de Maldoror (chant I), par ***, \u00e0 l\u2019imprimerie Balitout, Questroy et Cie. La brochure a \u00e9t\u00e9 inscrite au d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal entre le 14 et le 21\u00a0ao\u00fbt (32 pages, 30 centimes).<\/p>\n<p>9 nov.: courte lettre de Ducasse \u00e0 un critique (inconnu). Il y annonce la mise en vente du chant I et la publication imminente par l\u2019\u00e9diteur Lacroix du chant II (ce projet ne se r\u00e9alisera pas).<\/p>\n<p>1868<br \/>\n15 sept.: publication d\u2019un compte rendu du chant I dans le n\u00b0 5 de la feuille bi-mensuelle la Jeunesse: il est sign\u00e9 \u00c9PIST\u00c9MON.<\/p>\n<p>&amp;1869<br \/>\nJanv.: le chant I est r\u00e9\u00e9dit\u00e9, toujours sans nom d\u2019auteur, dans une anthologie po\u00e9tique, les Parfums de l\u2019\u00e2me, publi\u00e9e \u00e0 Bordeaux par \u00c9variste Carrance. Le nom de Dazet y est remplac\u00e9 par D ***.<\/p>\n<p>22\u00a0mai: lettre au banquier Darasse. Les fragments que nous en connaissons ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s par Genonceaux, dans la pr\u00e9face de son \u00e9dition des Chants (1890).<br \/>\n\u00c9t\u00e9: les Chants de Maldoror paraissent \u00e0 Bruxelles, chez Lacroix, Verboeckhoven et Cie.<br \/>\n23 oct.: dans son n\u00b0 7, le Bulletin trimestriel des publications d\u00e9fendues en France imprim\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tranger de Poulet-Malassis, en exil \u00e0 Bruxelles, annonce la publication des Chants de Maldoror, par le comte de Lautr\u00e9amont: un volume de 332 p. in-8\u00b0 (chants I \u00e0 VI). Mais une note ajoute que l\u2019imprimeur s\u2019est refus\u00e9, au moment de la mise en vente, \u00e0 livrer les exemplaires. Ducasse en pr\u00e9cisera les raisons dans une lettre du 12\u00a0mars\u00a01870: \u00ab[&#8230;] parce que la vie y \u00e9tait peinte sous des couleurs trop am\u00e8res, et qu\u2019il [Lacroix] craignait le procureur g\u00e9n\u00e9ral\u00bb.<\/p>\n<p>Lettre de Ducasse \u00e0 l\u2019\u00e9diteur Verboeckhoven \u00e0 propos de ces difficult\u00e9s.<br \/>\n27 oct.: seconde lettre \u00e0 Verboeckhoven. Il y est question de la vente des Chants \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, o\u00f9 \u00ables esprits seront mieux pr\u00e9par\u00e9s qu\u2019en France pour savourer cette po\u00e9sie de r\u00e9volte\u00bb. Ducasse r\u00e9clame vingt exemplaires de son ouvrage. Les exemplaires de cette \u00e9dition de 1869 sont devenus rarissimes. Au chant I, le nom de Dazet a disparu et a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par celui de divers animaux. Dans les strophes XI et XII, les indications de dialogue et de mise en sc\u00e8ne ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9es.<\/p>\n<p>1870<br \/>\nF\u00e9vr.: Ducasse s\u2019installe au 15,\u00a0rue Vivienne.<br \/>\nPrintemps: Ducasse s\u2019installe dans un h\u00f4tel au 7,\u00a0rue du Faubourg-Montmartre.<br \/>\nSept.: en guerre avec la Prusse depuis juillet, la France est vaincue. L\u2019Empire s\u2019\u00e9croule, la R\u00e9publique est proclam\u00e9e. Paris est assi\u00e9g\u00e9 \u00e0 partir du 19\u00a0septembre.<br \/>\n24 nov.: Isidore Ducasse meurt \u00e0 8 heures du matin, au 7 de la rue du Faubourg-Montmartre, \u00absans autres renseignements\u00bb, dit l\u2019acte de d\u00e9c\u00e8s. Il est inhum\u00e9 le lendemain au cimeti\u00e8re du Nord, dans une concession temporaire, en attendant la fosse commune. Ne restent de lui que les Chants de Maldoror, les Po\u00e9sies et six lettres.<\/p>\n<p>&amp;1870<br \/>\nJanv.: \u00c9variste Carrance publie un second recueil collectif, Fleurs et fruits. Au dos de la couverture se trouvent annonc\u00e9s, parmi les nouveaut\u00e9s, les Chants de Maldoror par le comte de Latr\u00e9aumont (v\u00e9ritable orthographe du titre d\u2019un roman d\u2019Eug\u00e8ne Sue, 1838).<br \/>\n21 f\u00e9vr.: troisi\u00e8me et derni\u00e8re lettre \u00e0 Verboeckhoven: \u00abVous savez, j\u2019ai reni\u00e9 mon pass\u00e9, je ne chante plus que l\u2019espoir.\u00bb Annonce d\u2019\u00abun ouvrage que je porterai \u00e0 Lacroix dans les premiers jours de mars\u00bb.<\/p>\n<p>12\u00a0mars: lettre au banquier Darasse: \u00abJ\u2019ai compl\u00e8tement chang\u00e9 de m\u00e9thode, pour ne chanter exclusivement que l\u2019espoir.\u00bb<br \/>\nAvr.: le premier fascicule des Po\u00e9sies est inscrit au d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal entre le 8 et le 22.<br \/>\nJuin: le second fascicule des Po\u00e9sies est d\u00e9pos\u00e9 entre le 10 et le 17. Comme pour le pr\u00e9c\u00e9dent, l\u2019\u00e9diteur est Balitout, Questroy et Cie, \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>&amp;1874<br \/>\nLes Chants de Maldoror sont mis en vente \u00e0 Bruxelles, avec un simple changement de couverture, sans nom d\u2019\u00e9diteur.<\/p>\n<p>&amp;1919<br \/>\nBreton, qui est all\u00e9 en copier le texte int\u00e9gral \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale, publie les Po\u00e9sies I et II dans la revue Litt\u00e9rature, num\u00e9ros 2 (avril) et 3 (mai).<\/p>\n<p>&amp;1920<br \/>\nLes Po\u00e9sies sont \u00e9dit\u00e9es en volume \u00e0 Paris, Au Sans-Pareil, avec une pr\u00e9face de Philippe Soupault.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty. &#8220;Dictionnaire des oeuvres litt\u00e9raires de langue fran\u00e7aise.&#8221; \u00a9 Bordas, Paris 1994<\/p>\n","protected":false},"featured_media":90,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":""},"class_list":["post-89","ecrivain","type-ecrivain","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/ecrivain\/89","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/ecrivain"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/ecrivain"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/90"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulatim.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=89"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}